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La curiosité est un bien joli défaut :)
Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /2007 15:03

edmond-marro.jpg
Elle était ma meilleure amie comme l'est une amie quand on a 11 et 12 ans, sous les tropiques bétonnés, dans une petite école d'une centaine d'élèves cernée de lauriers roses... On a fait tout ce que font les gamines de cet âge, porter le polo Lacoste rouge et jeans les mêmes jours, tomber amoureuses du fils de la prof d'allemand et nous faire griller à force de le suivre partout, faire le mur à la récré et ramener en classe un bébé chat plein de puces, décorer nos trousses d'autocollants roses et passer nos heures de CM2 à fabriquer des confettis au fond de la classe...

Avant de la connaître, j'étais paresseusement le chouchou des profs et elle m'a piqué ma place avec encore moins de difficulté que je n'en mettais à être première de la classe. Ca m'a intriguée, j'avais enfin quelque chose à apprendre à l'école : comment récupérer le trône sur lequel je m'ennuyais agréablement après avoir sauté 2 classes ?
Je n'avais plus l'habitude de faire des efforts et elle continua à être la première tandis que je restai imperméable aux premiers cours d'informatique du début des années 80 et que je signais de fausses dispenses pour sécher la gym et la piscine pendant 1 an.
Et un jour, ce fut le drame...
Mon prof de gym prenait l'apéro chez maman et lui demande : "Sophie pourquoi tu ne laisses pas ta fille faire un peu de sport ? ce serait bon, pour son asthme...
Ma mère interloquée : "Heu... Quoi ? Comment ça ?
Mon costume de petite fille sage et exemplaire se désintégra. J'accourus pour la punition mais sans que j'aie pu en placer une, il me félicitèrent pour mon talent à imiter l'écriture soignée et la signature impossible de ma mère puis versèrent quelques gouttes de Pastis dans mon verre d'eau pour fêter ça. C'est d'ailleurs mon prof de gym que vous voyez en photo...  

Ca, c'est la vie des babas à l'époque des Kash vs INXS... et on continuait à bien rigoler avec Vanina. On sautait à l'élastique, on mangeait des trucs thaïlandais bizarres à la récré et on ne se mêlait pas trop aux autres sauf pour faire des bêtises. Je me souviens même avoir inventé un clan d'amis, avec 2 garçons, appelé les 4 as. Elle était forcément l'As de coeur, mignonne et adorable comme elle était, tout ce que je me sentais incapable de devenir. Moi j'étais l'As de Pique, déjà un emblème guerrier pour
le garçon manqué que j'étais, ma mère avait renoncé à me mettre des robes (crise de nerfs assurée) et laissait les gens m'appeler fiston.

J'ai quitté le pays, on s'est écrit quelques temps comme le font tous les gamins, j'ai fini par perdre ma Vanina et par gagner en féminité... Chaque année, le jour de son anniversaire j'ai pensé à elle, je l'ai cherchée pour lui annoncer à 22 ans que j'allais me marier. Je l'ai cherchée encore à 22 ans pour lui annoncer que finalement j'avais plaqué le fiancé à quelques jours du mariage, elle n'aurait pas été étonnée de mon excentricité.
Mais je ne l'ai trouvée qu'hier soir, soit 10 ans plus tard, finalement je ne suis toujours pas mariée mais elle si, ça ne m'étonne pas, elle était déjà tellement mignonne et adorable et moi toujours rebelle, on n'a peut-être pas tant changé que ça...
Elle a répondu très vite à mon message mais je n'ai pas voulu le lire avant d'aller me coucher, je l'ai juste ouvert et laissé sur mon écran pour le lire à mon réveil, je suis plutôt du matin et ça faisait durer le plaisir :)
Je suis si heureuse de t'avoir retrouvée, exactement vingt ans après t'avoir quittée, il y a des liens inexplicablement qui paraissent si intimes qu'à travers le temps rien ne semble pouvoir les altérer... See you girl !
Par Kika - Publié dans : Le Temps de Kika
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Vendredi 9 novembre 2007 5 09 /11 /2007 18:29

La bonne nouvelle :  une place de parking en pleine semaine en plein centre-ville piéton à côté du salon avec les coiffeuses les plus sympathiques et compétentes que j'ai jamais connues.  Mon rêve se réalise : une superbe coupe jeune et dynamique, une couleur identique à ma couleur naturelle avec un subtil renforcement de la chaleur d'un marron d'automne tout à fait de circonstance, et des pointes d'un rouge vif pétant qui me ressemble. On dirait qu'on m'a trempé les pointes dans un seau écarlate. Ce n'est pas commun et je raffole de l'idée de ne plus avoir que MES codes à appliquer en mettant joyeusement à la poubelle le salariat grâce à mon licenciement. Je serai la patronne de PME aux coiffures les plus déjantées !!!

La mauvaise nouvelle : avant tout ce traitement qui, en plus, va me coûter la moitié de ce qu'on m'aurait facturé ailleurs, je farfouille dans mon exubérante chevelure pour montrer négligemment mes racines à la coiffeuse. Et là, je découvre avec stupeur immense un cheveu extra-terrestre. Aussi livide que lui, je me tords le cou pour l'examiner de plus près dans la glace et oubliant tout savoir-vivre, je gémis "c'est un CHEVEU BLANC, CA ???" La jolie demoiselle se penche et me confirme : "oui il y en a plusieurs"
- PLUSIEURS ???
surprised
Je m'effondre en larmes, ma vie est foutue, je suis DEJA vieille ??! C'est une catastrophe interplanétaire, comment vais-je surmonter cette nouvelle ressemblance avec ma mère ?
Mon silence tétanisé suffit à la gentille jeune femme pour qu'elle s'occupe de ces longs poils traîtres sans en rajouter. Je gobe les cafés et les petits chocolats qu'elle m'offre avec, il paraît que le chocolat est le meilleur remède contre la déprime.
Bouleversée, j'arrête de pleurer au brushing. La coiffure est resplendissante, je n'ai pas le droit d'afficher une gueule de déterrée avec. Je rentre vite, vite il me faut un câlin c'est trop injuste j'avais 20 ans hier je ne mérite pas ça et depuis quand ces crétins de cheveux ont-ils perdu leur couleur ? avec quelle excuse ?? ouf tu m'aimes quand même et tu m'aimeras toujours ? ...Bon... je vais pouvoir supporter l'horrible vérité de ma déchéance capillaire.
Par Kika - Publié dans : Le Temps de Kika
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Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /2007 21:19



Ce petit article en hommage à l'amour, en souvenir de nos premiers instants si intenses si lumineux et si remplis d'espace que nous n'avions en tête que de nous envoler pour éradiquer les 700km qui nous séparaient... Ces solitudes remplies d'amis qui se reconnaissent en un choc fusionnel plein de hasard.
Ce petit mot tout perso pour toi parce que j'ai voulu retrouver ce sentiment éperdu de fusion et ces rires complices et que je ne pouvais pas imaginer que ce tout-nous glisse dans l'oubli et un passé si extraordinaire.
Mon télétravail au bout de 3 mois, notre voyage au paradis au 4e mois, mon déménagement pour te rejoindre au bout de 7 mois,  encore un déménagement au 9e mois pour nous installer, tes trois promotions dans la foulée, nos premières parties de poker, les avions pour aller au bureau, nos concerts, notre licenciement, nos fiestas, ces projets fous de construire notre maison au bout d'un an et de créer nos entreprises pour nos 2 ans que nous avons choisi de mener de front en sachant que nous serions toujours deux pour nous épauler...
Il y a des moments où on est un peu perdu, on se raccroche à tout ce qui nous est familier mais quand on fait les bons choix et qu'on est sincère alors tout est possible.
Le chemin est long en tout cas c'est tout ce que j'espère, s'il est rempli de toi...
Ce petit mot pour garder la mémoire de ce WE de 4 jours si intime et passionné que j'ai passé dans tes bras comme une formule magique dont nous avons le doux secret... Tu me manques déjà, j'ai hâte de te retrouver car ces minutes vides de toi ne gardent de sens qu'ici quand je pense à toi, à nous... mon ange mon loup mon terrestre extra...   

Par Kika - Publié dans : Le Temps de Kika
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Vendredi 2 novembre 2007 5 02 /11 /2007 19:04
bb.jpg Bravooo à Cachou & Chiep pour leur adorable fillette, la première petite baby de notre génération dans la famille P. !
2,4kg, 8 jours d'avance et un magnifique minois heureux, elle est troooop belle

L'incontournable blagounette :
Au catéchisme, le curé explique aux enfants que nous descendons tous d'Adam et Eve. Un gamin lève le doigt :
- C'est pas vrai, mon papa dit que nous descendons du singe !
- Ecoute, mon enfant, tes histoires de famille ne nous intéressent pas !

Par Kika - Publié dans : Le Carnet Toulousain
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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /2007 11:56




Rendons-nous heureux...

Il faut savoir qu'une femme se démène autant qu'un homme au travail mais qu'en rentrant à la maison, une voix intérieure ancestrale l'oblige à continuer de "donner" et instinctivement, elle ne peut s'empêcher de faire les courses, préparer le repas et penser à toutes les corvées ménagères et administratives du foyer.
On bosse toute la journée dans des entreprises encore dominées par les hommes, stressée, surmenée, en moyenne payée 20% de moins et peu soutenue, quand ce n'est pas harcelée. Et en rentrant, dans notre tête, il faut s'attaquer à la cuisine, au ménage, peut-être au linge et aux enfants... tout en revêtant instantanément la panoplie de la femme charmante comblée et romantique à laquelle s'attend notre petit ami. Est-ce réaliste ??!

Le schéma masculin, c'est "j'ai travaillé comme un dingue, je rentre, j'ai besoin de décompresser et de me détendre, surtout pas de rempiler ni avec les corvées ni avec une deuxième patronne à la maison !".
Les femmes devenues indépendantes financièrement n'ont plus besoin de se contenter que l'homme "rapporte de l'argent au foyer".
Alors que se passe-t-il...? la partenaire rentre à la maison, épuisée,
elle n'a plus la force de soutenir le compagnon qui estime mériter le repos du guerrier et elle reprend le boulot avec le labeur domestique avec le sentiment d'être une esclave. Au bout d'un moment, épuisée, elle s'effondre et craque, lui pense dans un engrenage infernal qu'il n'est pas capable de soutenir sa femme, il se sent impuissant à la combler de bonheur et se dit "puisque rien ne la rend heureuse, je ne peux rien faire de plus". Boucle infernale.

Cerise sur le gâteau, l'homme ne demande qu'une chose : rendre sa compagne heureuse.
La femme ne demande qu'une chose : recevoir le soutien de son compagnon sur le plan émotionnel puis, se sentent en paix, elle pourra lever le pied, et apporter la considération dont son compagnon a besoin. Se sentant apprécié, gonflé de bonheur et de confiance, l'homme trouvera alors l'énergie pour accompagner sa femme dans les tâches ménagères. Boucle vertueuse.

Il est aussi inutile de reprocher à un homme sa flemme quand il rentre à la maison que de demander à une femme d'en faire moins. Ni l'un ni l'autre ne peut aller contre sa nature !
Une femme n'a jamais terminé son travail. Elle est multitâches d'ailleurs.
Un homme sait faire la part entre plaisir/loisir pour en finir après le boulot. Il est séquentiel.
Alors que faire ??
Apporter le soutien affectif qui est une nourriture vitale à la femme. Remplie d'énergie, heureuse car se sentant écoutée et soutenue, elle va à la fois avoir la force de continuer mais aussi de lâcher prise. Mettre la main à la pâte sans plaisir aura beaucoup moins d'effet sur elle.

Le pire, c'est de s'entendre dire "mais relaxe-toi, fais-en moins ! tu es trop exigeante avec toi-même, t'as pas besoin d'en faire autant, c'est pas grave si ce n'est pas fait, t'inquiète pas". Pourtant c'est typiquement ce qu'un mec va dire.
Ce qu'il veut dire, plein de bons sentiments, c'est : "je te trouve merveilleuse, tu donnes tellement, pour moi tu mérites de t'arrêter un peu, pour souffler et te faire plaisir, je te fais confiance, tu es très compétente dans ce que tu fais et je suis là pour te soutenir".

Mais elle entend : "Il se fiche de tout ce que je fais, il ne pense qu'à lui, il se moque de ce que je ressens, je ne suis pas importante à ses yeux ??!! Il ne comprend pas ce que je suis en train de vivre, personne ne me comprend ! Il a l'air de trouver que je me décarcasse inutilement, et si tout ça n'a aucune valeur à ses yeux, je ne peux attendre aucun soutien de sa part !"
Et là... c'est le drame. Il a obtenu tout l'inverse de l'effet voulu et elle s'écroule pleine d'amertume, le plongeant dans un profond désarroi.

Plus que de voir une question réglée, une femme a besoin de se sentir écoutée.
Au fond elle n'a aucun ressentiment à faire le boulot, c'est comme inscrit dans les gènes ;) pour en profiter, il faut juste l'interroger sur ses préoccupations et prendre le temps de l'écouter. Ecouter en ponctuant de mots d'approbation et compatissants, toutes ces phrases solidaires "ah oui ? tu as raison, ma pauvre, je comprends, viens dans mes bras, comment tu veux faire ? d'accord,
je suis avec toi, je vais t'aider, je t'aime..."
Quand une femme peut vider son sac, il lui pousse des ailes et elle redevient ce qu'il attend.
Surtout, se rappeler qu'une femme qui s'épanche ne cherche pas de conseils ni de solution et éviter le réflexe masculin de lui apporter organisation et recommandations. Au contraire, elle en ressentirait un déni de ses émotions et risque de vous rejeter alors que vous vouliez bien faire. A bientôt pour la suite....
Par Kika - Publié dans : Le Temps de Kika
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Vendredi 5 octobre 2007 5 05 /10 /2007 23:41
Parfois il faut peu de choses pour changer une vie. Fréquemment même, quand ça bascule, ça bascule d'un coup, brutalement, sans crier gare et de façon totalement inattendue. Beaucoup de gens vivent cela autour de moi en ce moment. Comme si c'était dans l'air du temps. Et moi aussi, ça m'a attrapée et et si un mauvais moment passe toujours, il y a des cicatrices qui ne vous quittent jamais comme pour vous rappeler que vous n'êtes rien dans ce cosmos, et qu'il y a des retours arrière qui sont impossibles.

Par dessus cela, je viens de vivre une soirée poker détestable. Des sur-relances face auxquelles je perds des pots énormes à ne pas aller payer une improbable river à 4% de probas... J'ai attendu patiemment les cartes, sans déconner, sans voler n'importe comment. Face à un très bon joueur qui me vole, parce qu'il a les moyens de prendre ce risque, il n'y a plus rien à faire. Aucune relance n'est respectée, le fait que je n'ai joué que 3 mains en 2h30 non plus... ça papote, ça réclame des bières, personne ne connaît le montant des blindes, on me les demande à chaque tour, il faut quasiment envoyer un recommandé au dealer pour qu'il pose le flop... Et contre deux fois la paire de valets qui me lamine alors que j'ai enfin A-Ks, j'ai tout perdu, surtout mon sens de l'humour.
J'ai joué prudent mais faible. Je suis faible. La douleur ne me quitte pas. Quand j'arrive à ne pas fondre en larmes, je serre les dents et j'ai du mal à contrôler ma respiration. Et je suis crevée. La douleur qui vous réveille la nuit, vous connaissez... Tout le monde a déjà passé des nuits fatigantes, de réveils incessants, de fièvre, de gorge en feu ou autre...

Demain aussi, des vies vont changer. Des gens se marient. Je ne les connais pas, pourtant je suis censée aller à leur mariage. Pour accompagner leur ami. Pour n'être rien ni personne pour qui que ce soit, par pure politesse, ils étaient bien obligée de m'inviter. J'ai déjà les mariages en horreur. Ca me fout un bourdon dingue et ce n'est jamais dans ces moments que quelqu'un est capable de répondre à ma question "mais pourquoi diable se marient-ils au bout de tant d'années ?!!!"
Ils se marient parce qu'un gosse est arrivé. Pauvre môme, il a bon dos. Et l'amour dans tout ça ? Ils lui ont donné un prénom et un jour il ira faire sa vie ailleurs ? Ils se marient parce qu'ils s'installent dans une maison qu'ils retapent, c'est vachement mieux pour les crédits d'impôts et pour leur fiscalité en général. Et l'amour dans tout ça ? Auront-ils les moyens de s'en payer encore un peu ? Ils se marient parce que ça fait 10 ans qu'ils sont ensemble. Parce que avant 10 ans, c'est avoir un doute ? Et l'amour dans tout ça ? Ca manquait de confiance jusqu'à la 11e année ? Et si on se marie au bout de 10 ans, on s'aimera pour la vie, et le mariage empêche le désamour ?
Je n'ai toujours pas compris pourquoi ces gens se marient.
Je sais pourquoi j'ai voulu me marier, 1 seule fois dans ma vie, avec mon premier grand amour. Et pourquoi après avoir organisé le mariage, envoyé les faire-parts, établi la liste de mariage, choisi la couleur des nappes dans une Orangerie, commandé le champagne et reçu les cadeaux, pourquoi après avoir acheté nos alliances et m'être fait voler la robe que j'allais porter, j'ai tout planté là et me suis enfuie.

Je sais aussi que tous ceux qui ont voulu m'épouser ensuite n'ont jamais pu dépasser le stade du rêve et que forcément, le prochain que je voudrai épouser, tout de suite parce que je sais que c'est lui pour exorciser nos passés et aussi parce qu'on a tous droit à l'erreur surtout si peu grave, eh bien celui-là fatalement, s'y refusera pour ses raisons, parce qu'il ne veut plus se tromper, parce que la peur de l'échec ou de l'erreur est plus forte que son instinct et ses envies, contrairement à moi. C'est comme ça.

Les contes de fées devraient exister. Mais ils n'existent pas. Je croyais qu'un jour j'allais tomber sur un amour fou réciproque et qu'on se marierait très vite, au bout du monde, à la surprise générale. Je croyais qu'un jour, après avoir compris mes expériences, corrigés mes erreurs, maîtrisé mes angoisses, guéri de mes obsessions, j'allais tomber sur un extra-terrestre sans passé, sans peurs, sans traumatismes et que tout allait être simple, couler de source, sans mensonges, sans cachotteries, sans non-dits. J'avais oublié que j'avais mis trop de temps à tout comprendre et à vouloir me poser, et qu'à cet âge, les hommes ont un vécu à traîner dont ils ne savent pas se débarrasser.
Qu'ils n'aiment plus sans méfiance, sans calcul, sans raison...

Que repartir de zéro avec une fille vous ne savez pas faire. Qu'
après avoir été meutri accorder le bénéfice du doute à quelqu'un qui vous veut du bien, vous avez du mal à l'imaginer alors le faire... Et que l'aimer pour ce qu'elle est vous n'y songez même pas, elle est un investissement qui n'a pas pioché un humanitaire, et vous essayez de la faire fructifier.
Les femmes ne sont pas toutes douces, aimantes, maternelles, protectrices, fidèles, dévouées, motrices. Mais les femmes paient cher. Les femmes souffrent. Les femmes gardent le silence et la dignité. Les femmes rêvent et tombent de haut. Les femmes croient mais ne sont pas dupes. Les femmes se taisent. Pour éviter les coups. Qu'un homme ne donnerait pas à un autre homme.

Ce soir, cet article est un hommage aux peurs et aux combats solitaires de femmes comme Monique, Caroline, et Sophie, et toutes les autres. A leur souffrance physique.
La vie est impitoyable avec les femmes.
Mais franchement, je préfère encore en baver comme ça et pas être un con de mec.
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Par Kika - Publié dans : Le Temps de Kika
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Lundi 24 septembre 2007 1 24 /09 /2007 12:07
Par Kika - Publié dans : Le Temps de Kika
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Dimanche 23 septembre 2007 7 23 /09 /2007 01:45
Y a des moments où quoi que tu fasses tout te dépasse, des moments de coups sur la nuque, des intuitions comme des claques et t'attends que ça passe.
J'ai connu quelqu'un qui voulait être heureux et qui ne l'était pas. Quelqu'un qui avait pourtant tout pour ça. Quelqu'un qui pour être heureux se devait de rendre heureux. Et qui pour ça devait faire des choix. Qu'il ne faisait pas. Parce que c'était plus fort que lui, il essayait comme beaucoup de ménager la chèvre et le chou, de faire le bonheur de tout le monde sans trahir personne et il faisait d'abord son propre bonheur en se mentant lui-même.

C'est assez courant. Et la conclusion courante de ce genre de comportement c'est de tout perdre là où on voulait tout gagner.

J'ai aussi connu quelqu'un qui croyait que quand on aime, c'est tout simple de respecter l'autre et ses choix, ses incertitudes et ses faiblesses passagères, qu'il suffit d'accompagner, avec confiance et avec l'indulgence de l'amour. Et puis il s'est rendu compte que ce n'était pas si facile, quand on a sa propre insécurité à assumer, quand on a des référents de réussites qu'on veut appliquer et voir appliquer à tout prix. Quand on croit qu'on sait ce qu'il faut faire, on croit même rendre service en obligeant l'autre à faire ce qu'on ferait à sa place.

Et la conclusion courante de ce comportement est de se retrouver tout seul car on est soi et pas l'autre et que l'autre est parti pour être lui-même mais... ailleurs.

Par Kika - Publié dans : Explorations
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Lundi 17 septembre 2007 1 17 /09 /2007 13:22
Miam miam manger est mon péché mignon. Ca tombe bien, j'ai jamais dépassé 48,5 kg quoiqu'il arrive...
Pour partager ce plaisir, un petite recette  de Bibi :
6 cailles (compter 1/pers) et des tranches de poitrine fumée, 2 grosses cuillères de foie fras cuit ou mi-cuit
2 euros de chair à saucisse (y a pas beaucoup de place dans une caille (lol))
Du pain de mie ou n'importe quel bout de pain même rassis (tiers de baguette) à tremper dans du lait
Un petit bol de cèpes, une échalotte, un oignon, des herbes de Provence, une tablette de Maggi Ail/Persil ou ail et persil frais quantités au goût, poivre. Ne rien saler : la tablette Maggi et la chair à saucisse sont déjà hyper salés !!
2 poignées de noisettes, une demi-grappe de raisin blanc, un jaune d'oeuf
Vin blanc (Jurançon parfait) et du Porto

Dorer l'oignon, l'ail, l'échalote. Avant que ce ne soit trop doré, ajouter les cèpes coupés en petits morceaux (faut que ça rentre dans les cailles ;)). Une fois tout bien revenu :
Ajouter la chair à saucisse et le pain émietté
Cuire en touillant, poivrer, ajouter les fines herbes, goûter, et rectifier au goût.
Ajouter le foie gras en petits morceaux aussi. Arrêter de goûter Mr. Green Réserver le mélange qui doit être homogène pour qu'il refroidisse un peu.

Couper les têtes des cailles (beûrk c'est l'exercice le plus horrible je sais) et les rincer (pas les têtes, les cailles)
Dépiauter les noisettes entières et laver le raisin en séparant les grains
Incorporer le jaune d'oeuf à la farce et farcir les cailles en mettant 1 noisette par caille.
Tapisser la sauteuse vidée avec 6 tranches de poitrine, ajouter les cailes et les faire dorer avec le minimum de matière grasse. Quand ça commence à trop griller, et que les cailles sont bien rôties de tous les côtés, ajouter 1 verre d'eau, un verre de vin blanc et du porto au goût.
Ajouter les noisettes et les raisins au bout d'un quart d'heure.
Il faut retourner les cailles tout le temps et les arroser de leur jus, car c'est une chair qui sèche vite et la qualité du jus de cuisson fera toute la différence.
Goûter la sauce et rectifier si besoin. Ne pas oublier que la poitrine est salée et la farce aussi. Ajouter de l'eau autant que nécessaire pour faire une sauce qui doit rester un peu épaisse.
Encore 15 minutes et les cailles sont prêtes, il n'y a plus qu'à servir avec un accompagnement de légumes verts de préférence (haricots verts ou plats, choux de bruxelles, julienne, etc.)

Conseil du chef : le lendemain, c'est encore meilleur. Finir la bouteille de Jurançon et le foie gras en entrée avec !
Par Kika - Publié dans : Quand est-ce qu'on mange ??!!
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Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /2007 10:05

Une soirée où je ne connais personne. Je reste dans mon coin puis vais observer les enfants, leur lis des histoires et joue avec eux. Leur maturité, leur impatience, les rapports de force qu'ils instaurent immédiatement entre eux me fascinent. Je me dis que si en grandissant ils restaient tous comme ils sont aujourd'hui, ils seraient des cadors. Curieux, péremptoires, logiques, spontanés, infatigables, ils sont victimes de la crétinerie de certains adultes. Une femme entre dans la chambre et rigole : "Alors les garçons, on joue à la poupée ?!"
Incrédule devant tant de bêtise que des générations et des générations d'êtres humains n'ont pas su faire muter, je constate avec jubilation qu'aucun môme ne réagit à cette réflexion stupide qui n'est pas près de nous hisser hors du machisme de ce 21e siècle.

On est dans le Sud et comme disait un copain à moi, on est à des années-lumière de sortir du confinement des rôles de la femme et du mec caricaturalement définis par les gens du coin.
Les gonzesses font l'objet de commentaires urtiquants quand elles ont le malheur d'être absentes...
- Bah alors elle est où ta femme ?
- J'avais pas envie de la voir, je l'ai laissée à la maison, plaisante-t-il.
Il m'aurait répondu "enfermée", ça ne m'aurait pas fait plus d'effet et son humour me laisse de glace.

...Et quand nous sommes là, nous sommes des potiches censées supporter nos mecs en train de jouer à la pétanque. L'un des cinq types à quelques centimètres de moi s'écrie "Ptin cong il nous manque un sixième ! A qui on pourrait demander..." et il fait des allers-retours énervés devant ma personne invisible avant de recruter un 6e compère. Laurent me dit : "Tu veux pas jouer avec nous ? T'aurais dû dire "Hé ho, je veux jouer moi !", il faut t'imposer..." J'aurais ri si je n'avais été aussi navrée. F
aire l'éducation de cette bande de machos ? Non merci, d'ailleurs qu'est-ce qui empêchait qu'il prenne les devants en me prenant dans son équipe ? A la fin de la soirée, il était étonné que je ne connaisse pas tout le monde, mais je n'avais pas envie de tenir des conversations stériles avec des vieux et des mères de famille qui ne réagissent pas quand je leur amène leur mouflet qui vient de pisser le contenu d'un baril sur le plancher que j'éponge avant que les autres ne pataugent dedans. Nous n'avons aucun point commun et ne nous reverrons jamais.

Quand la seule vieille que je laisse m'aborder au début me fixe avec une insistance polie, c'est le drame.
- Je vous ai déjà rencontrée, non ? Chez Cédric...?
- Je ne crois pas madame, répliquai-je avec indulgence.
- Aaaah? pourtant je suis persuadée de vous avoir déjà vue... Vous ne deviez pas vous marier...?
Je ne pus m'empêcher de sursauter. Alors là, la totale. A tous les coups elle me confond avec l'ex adorée de mon mec, qui d'ailleurs se fait un plaisir de se rappeler à son bon souvenir en ressurgissant pour moi pas plus tard qu'hier pour une ridicule histoire de CD à récupérer. Une anecdote sans importance qui pourtant m'a déplu de par la symbolique qui signifie davantage "Ne m'oublie pas, pense à moi, moi je ne t'oublie pas" qu'un besoin obsessionnel de récupérer un CD pourrave qui se trouve dans tous les kiosques. Sans compter la mauvaise foi (?) de celui qui dit croire à cette histoire d'objet à récupérer alors qu'il est trop intelligent pour être si naïf. Et puis comme la pochette d'origine était introuvable, elle va inévitablement saisir l'occasion d'un pour revenir s'en plaindre.

Sur un ton qui va apprendre à la dame à mieux réfléchir avant de confondre les gens, je claque :
- Non, nous ne nous étions jamais rencontrées, vous vous trompez. Et avec un grand sourire, je tourne les talons.
Heureusement, le maître de maison est un type tout à fait adorable et sa femme aussi quoiqu'un peu survoltée, et il y a quelques personnes très sympathiques qui malheureusement sont capables de vous foutre le plus mal à l'aise possible avec des "Alors et vous, vous vous mariez quand" ce à quoi je me retiens de rétorquer "c'est pas près d'arriver, on vient tout juste de me rappeler qu'il devait en épouser une autre et s'il devait remettre ça, j'en aurais entendu parler". Et à côté de mon silence, le concerné, mal à l'aise, élude avec une question sur la sangria. Je ne sais pas ce que je fais là, quelle est ma place au juste, je ne sais même pas pourquoi on appelle mon mec Garth et il ne me l'explique pas, je ne sais pas non plus pourquoi ils ont commandé à manger pour 120 personnes alors qu'on était trente.

Pas d'étage, impossible de m'isoler peinarde pour bouquiner ou appeler une copine.
Il fait trop froid pour me réfugier dans la décapotable. Je m'envoie une dizaine de sangria et autant de pastis pour faire passer le temps. De toute façon ce n'est pas moi qui conduis. Quelqu'un vient me dire qu'il trouve le temps long. J'ai presque envie de rire et de lui demander s'il a bu dans mon verre ; au lieu de cela, je lui adresse un sourire encourageant : "Tant mieux, au moins tu ne rentreras pas tard !"
Et je regarde mon homme déambuler dans la baraque, et je le trouve vraiment canon, séduisant, en plus je l'ai arrosé du Kenzo qui me rend dingue et je me dis vivement qu'on rentre faire l'amour.

Par Kika - Publié dans : Le Temps de Kika
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