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J'arrête de fumer...

Non non non c'est pas une blague
Oui j'ai déjà arrêté
La première fois, fastoche, 19 balais, j'ai arrêté 1 an du jour au lendemain, sans même y penser, alors que les 2 paquets de Fortuna par jour ne me coûtaient que 10 francs...
ensuite j'ai arrêté quelques fois quelques jours...
Cette fois j'arrête. Ca me travaillait depuis longtemps, tous mes collègues ont arrêté de fumer hormis "Cathwoman", on ne peut plus fumer au chaud nulle part, j'ai toujours trouvé qu'une jolie fille avec une clope au bec c'est dommage, ça pue comme image, avec un côté vulgos auquel j'ai pas envie de m'identifier, et puis...
et puis la dernière nuit où j'ai pas dormi, comme une punition involontaire, quand j'ai découvert que l'homme de ma vie se mettait à fumer de plus en plus A CAUSE DE MOI. Je suis restée interloquée. Réalisant qu'il fumait même quand je ne fumais pas - dans les salles de concert déjà enfumées berk - et la vision d'horreur de ma responsabilité engagée dans cet élément de dégradation de sa santé à lui, si indépendant, si têtu et di fort... Oh non, j'ai pas envie qu'il se tue à petit feu à cause de ma propre dépendance.
A 1h25 ça m'est apparu clairement, à 1h26 je ne fumais plus.
Une nuit d'insomnie comme un jour de jeûne pour m'absoudre et ça m'a fait un bien fou. Bon bien sûr j'ai la crève, Nico est passé par là la semaine dernière, on en bave grave quand on arrête, le temps que les poumons et les bronches et le reste se remette en place petit à petit et se décrasse...
Mais voilà quand on n'a pas de motivation pour arrêter, il arrive qu'elle surgisse subitement comme ça, pas besoin de se forcer ou de se raconter des histoires, de se dire "ouais on verra quand je ferai un môme", et c'est radical. J'ai plus envie du tout. Je me balade même avec un joli paquet tout neuf dans mon sac pour me prouver que je n'ai pas envie de l'ouvrir. Je me suis aperçue de sa présence par hasard, je ne l'ai même pas pris dans mes mains pour l'examiner avec nostalgie, je l'ai laissé là où il est comme un talisman peut-être.
Et tout ce que ça m'inspire, c'est que cet objet tout léger est une arme, une arme qu'on peut choisir d'utiliser pour se suicider à petit feu, et au fond je me retrouve bien dans ce petit jeu malsain de porter cette arme sur moi en me mettant au défi de ne pas la retourner contre moi.
J'ai longtemps été suicidaire mais le 1er mai 2002 j'ai décidé, avec un trou dans le ventre témoin de mon histoire, que c'était fini tout ça et donc je sais que je ne replongerai pas. Je me demande même si je ne vais pas brûler les cartouches que j'ai au lieu de les revendre...

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Envol

L'avion est plein ce matin, les yeux fermés je souris. Je souris parce que j'ai toujours envie de sourire quand je pense à toi, pleine d'espoir et de bonheur et qu'il n'y a pas raison que je ne laisse plus cette intense émotion m'envahir comme les premiers jours...
La terre est ronde pour ceux qui s'aiment...
Jean Giraudoux

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M(ax)SN

Tout début de conversation sur MSN avec Max ressemble à peu de choses près à ceci :
Kika dit : prout de tanuki à roulettes
Kika dit en voyant le nouvel avatar : brrrrrrrr c'est quoi cet étalage de smile sur tronche béate ?
Maxime dit : youp
Kika dit : pouet
Maxime dit : t'es pas contente ? tu veux te battre c'est ça ? :p
Kika dit : lol
Maxime dit : toi, on te sourit et tu cherche l'embrouille t'es bien une parisienne
Kika dit : naan !!!!!!

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Virage

Douleur. Souffrance. Désespoir. Lutte intérieure.
Entretien hier pour une revue de résultats et m'entendre rétorquer avec un gros rire que ma demande d'augmentation équivalait à réclamer 120% du salaire de l'adjoint. Mais le plus mal je crois a été d'entendre dire "tu crois vraiment que c'est la même charge de manager 10 commerciaux que de manager 2 prestas ?"
J'étais abasourdie. Il comparait des nombres de cette façon ???????????
Très bien, passant au cran au-dessus, j'ai répliqué en essayant de me maîtriser : "OUI je le pense. Je pense aussi que ce n'est pas comparable de la sorte, mais que MOI je gère un budget de 3 millions d'euros (ce qui je le savais dépassait de loin le budget de l'autre) et que mon activité pèse 40% des objectifs ET des RESULTATS de la Direction commerciale."
Ces mots crachés, je n'avais plus envie d'ajouter un mot. Il n'y avait rien de plus à dire de toute façon. Je le vois accuser le coup sans trouver de réplique fulgurante - et pour cause - et je décide que l'entretien est terminé, son air ennuyé me récompense largement de ma peine.

Plus tard, je te rappelle et apprends que tu débats en long et en large de la 2e promotion inattendue que tu as décrochée hier avec Fab. Je suis consternée d'apprendre que ton premier long échange sur le nouveau sujet qui va changer notre vie ne se fait pas avec ta femme. Puis j'encaisse le fait de n'avoir pas pu décrocher alors que tu m'avais appelée plusieurs fois pendant mon entretien et mon trajet en scooter. Aujourd'hui on est le 13 c'est la faute à pas de chance.
Mon sentiment d'échec n'est plus partiel mais total.

La concentration le choc l'épuisement me terrassent. Je ne suis plus capable de tenir une conversation. Je dors puis me réveille. Insomnie. Comme avant. Courte nuit. Mais au milieu de tout cela je suis si fière de toi ; tu voulais cette ligne de plus sur ton CV cette gratification et quelques dollars supplémentaire sur ton compte et les voici. C'est dans l'ordre des choses qu'elles soient
blanc d'un côté noires de l'autre
négative ici pour être positives là-bas
c'est comme le yin et le yang
un équilibre nécessaire.

Je suis blessée par mon tête à tête pro, vidée de toute motivation, et ce davantage par le mépris essuyé que par ma vaine tentative de gratter 3 sous là où je peux oublier d'être gratifiée par du respect pour mon travail. Je me dis et ça me fait du bien, que si je n'avais été motivée que par l'appât du gain comme j'en avais peut-être l'air hier, je n'aurais pas bosseé pendant plus de 4 ans ici pour voir mon salaire baisser. C'est injuste mais je suis et resterai égale à moi-même, passionnée, militante, et je sais pourquoi Ducros elle se décarcasse : parce que je ne fais les choses que par amour.

Et toute dégoûtée que je suis, je continuerai parce que je suis ainsi. Mais probablement que ma passion va se concentrer sur le minimum syndical de mes heures contractuelles et que je vais passer des heures plus gratifiantes à t'épauler toi mon splendide héros dans ton futur quotidien où tu as mérité de gagner tout ce que je n'ai que su perdre.

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