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L'homme qui devait changer ma vie

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Ca passe ou ça casse

Y a des moments où quoi que tu fasses tout te dépasse, des moments de coups sur la nuque, des intuitions comme des claques et t'attends que ça passe.
J'ai connu quelqu'un qui voulait être heureux et qui ne l'était pas. Quelqu'un qui avait pourtant tout pour ça. Quelqu'un qui pour être heureux se devait de rendre heureux. Et qui pour ça devait faire des choix. Qu'il ne faisait pas. Parce que c'était plus fort que lui, il essayait comme beaucoup de ménager la chèvre et le chou, de faire le bonheur de tout le monde sans trahir personne et il faisait d'abord son propre bonheur en se mentant lui-même.

C'est assez courant. Et la conclusion courante de ce genre de comportement c'est de tout perdre là où on voulait tout gagner.

J'ai aussi connu quelqu'un qui croyait que quand on aime, c'est tout simple de respecter l'autre et ses choix, ses incertitudes et ses faiblesses passagères, qu'il suffit d'accompagner, avec confiance et avec l'indulgence de l'amour. Et puis il s'est rendu compte que ce n'était pas si facile, quand on a sa propre insécurité à assumer, quand on a des référents de réussites qu'on veut appliquer et voir appliquer à tout prix. Quand on croit qu'on sait ce qu'il faut faire, on croit même rendre service en obligeant l'autre à faire ce qu'on ferait à sa place.

Et la conclusion courante de ce comportement est de se retrouver tout seul car on est soi et pas l'autre et que l'autre est parti pour être lui-même mais... ailleurs.

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Cailles farcies

Miam miam manger est mon péché mignon. Ca tombe bien, j'ai jamais dépassé 48,5 kg quoiqu'il arrive...
Pour partager ce plaisir, un petite recette  de Bibi :
6 cailles (compter 1/pers) et des tranches de poitrine fumée, 2 grosses cuillères de foie fras cuit ou mi-cuit
2 euros de chair à saucisse (y a pas beaucoup de place dans une caille (lol))
Du pain de mie ou n'importe quel bout de pain même rassis (tiers de baguette) à tremper dans du lait
Un petit bol de cèpes, une échalotte, un oignon, des herbes de Provence, une tablette de Maggi Ail/Persil ou ail et persil frais quantités au goût, poivre. Ne rien saler : la tablette Maggi et la chair à saucisse sont déjà hyper salés !!
2 poignées de noisettes, une demi-grappe de raisin blanc, un jaune d'oeuf
Vin blanc (Jurançon parfait) et du Porto

Dorer l'oignon, l'ail, l'échalote. Avant que ce ne soit trop doré, ajouter les cèpes coupés en petits morceaux (faut que ça rentre dans les cailles ;)). Une fois tout bien revenu :
Ajouter la chair à saucisse et le pain émietté
Cuire en touillant, poivrer, ajouter les fines herbes, goûter, et rectifier au goût.
Ajouter le foie gras en petits morceaux aussi. Arrêter de goûter Mr. Green Réserver le mélange qui doit être homogène pour qu'il refroidisse un peu.

Couper les têtes des cailles (beûrk c'est l'exercice le plus horrible je sais) et les rincer (pas les têtes, les cailles)
Dépiauter les noisettes entières et laver le raisin en séparant les grains
Incorporer le jaune d'oeuf à la farce et farcir les cailles en mettant 1 noisette par caille.
Tapisser la sauteuse vidée avec 6 tranches de poitrine, ajouter les cailes et les faire dorer avec le minimum de matière grasse. Quand ça commence à trop griller, et que les cailles sont bien rôties de tous les côtés, ajouter 1 verre d'eau, un verre de vin blanc et du porto au goût.
Ajouter les noisettes et les raisins au bout d'un quart d'heure.
Il faut retourner les cailles tout le temps et les arroser de leur jus, car c'est une chair qui sèche vite et la qualité du jus de cuisson fera toute la différence.
Goûter la sauce et rectifier si besoin. Ne pas oublier que la poitrine est salée et la farce aussi. Ajouter de l'eau autant que nécessaire pour faire une sauce qui doit rester un peu épaisse.
Encore 15 minutes et les cailles sont prêtes, il n'y a plus qu'à servir avec un accompagnement de légumes verts de préférence (haricots verts ou plats, choux de bruxelles, julienne, etc.)

Conseil du chef : le lendemain, c'est encore meilleur. Finir la bouteille de Jurançon et le foie gras en entrée avec !

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Cocktail du Sud

Une soirée où je ne connais personne. Je reste dans mon coin puis vais observer les enfants, leur lis des histoires et joue avec eux. Leur maturité, leur impatience, les rapports de force qu'ils instaurent immédiatement entre eux me fascinent. Je me dis que si en grandissant ils restaient tous comme ils sont aujourd'hui, ils seraient des cadors. Curieux, péremptoires, logiques, spontanés, infatigables, ils sont victimes de la crétinerie de certains adultes. Une femme entre dans la chambre et rigole : "Alors les garçons, on joue à la poupée ?!"
Incrédule devant tant de bêtise que des générations et des générations d'êtres humains n'ont pas su faire muter, je constate avec jubilation qu'aucun môme ne réagit à cette réflexion stupide qui n'est pas près de nous hisser hors du machisme de ce 21e siècle.

On est dans le Sud et comme disait un copain à moi, on est à des années-lumière de sortir du confinement des rôles de la femme et du mec caricaturalement définis par les gens du coin.
Les gonzesses font l'objet de commentaires urtiquants quand elles ont le malheur d'être absentes...
- Bah alors elle est où ta femme ?
- J'avais pas envie de la voir, je l'ai laissée à la maison, plaisante-t-il.
Il m'aurait répondu "enfermée", ça ne m'aurait pas fait plus d'effet et son humour me laisse de glace.

...Et quand nous sommes là, nous sommes des potiches censées supporter nos mecs en train de jouer à la pétanque. L'un des cinq types à quelques centimètres de moi s'écrie "Ptin cong il nous manque un sixième ! A qui on pourrait demander..." et il fait des allers-retours énervés devant ma personne invisible avant de recruter un 6e compère. Laurent me dit : "Tu veux pas jouer avec nous ? T'aurais dû dire "Hé ho, je veux jouer moi !", il faut t'imposer..." J'aurais ri si je n'avais été aussi navrée. F
aire l'éducation de cette bande de machos ? Non merci, d'ailleurs qu'est-ce qui empêchait qu'il prenne les devants en me prenant dans son équipe ? A la fin de la soirée, il était étonné que je ne connaisse pas tout le monde, mais je n'avais pas envie de tenir des conversations stériles avec des vieux et des mères de famille qui ne réagissent pas quand je leur amène leur mouflet qui vient de pisser le contenu d'un baril sur le plancher que j'éponge avant que les autres ne pataugent dedans. Nous n'avons aucun point commun et ne nous reverrons jamais.

Quand la seule vieille que je laisse m'aborder au début me fixe avec une insistance polie, c'est le drame.
- Je vous ai déjà rencontrée, non ? Chez Cédric...?
- Je ne crois pas madame, répliquai-je avec indulgence.
- Aaaah? pourtant je suis persuadée de vous avoir déjà vue... Vous ne deviez pas vous marier...?
Je ne pus m'empêcher de sursauter. Alors là, la totale. A tous les coups elle me confond avec l'ex adorée de mon mec, qui d'ailleurs se fait un plaisir de se rappeler à son bon souvenir en ressurgissant pour moi pas plus tard qu'hier pour une ridicule histoire de CD à récupérer. Une anecdote sans importance qui pourtant m'a déplu de par la symbolique qui signifie davantage "Ne m'oublie pas, pense à moi, moi je ne t'oublie pas" qu'un besoin obsessionnel de récupérer un CD pourrave qui se trouve dans tous les kiosques. Sans compter la mauvaise foi (?) de celui qui dit croire à cette histoire d'objet à récupérer alors qu'il est trop intelligent pour être si naïf. Et puis comme la pochette d'origine était introuvable, elle va inévitablement saisir l'occasion d'un pour revenir s'en plaindre.

Sur un ton qui va apprendre à la dame à mieux réfléchir avant de confondre les gens, je claque :
- Non, nous ne nous étions jamais rencontrées, vous vous trompez. Et avec un grand sourire, je tourne les talons.
Heureusement, le maître de maison est un type tout à fait adorable et sa femme aussi quoiqu'un peu survoltée, et il y a quelques personnes très sympathiques qui malheureusement sont capables de vous foutre le plus mal à l'aise possible avec des "Alors et vous, vous vous mariez quand" ce à quoi je me retiens de rétorquer "c'est pas près d'arriver, on vient tout juste de me rappeler qu'il devait en épouser une autre et s'il devait remettre ça, j'en aurais entendu parler". Et à côté de mon silence, le concerné, mal à l'aise, élude avec une question sur la sangria. Je ne sais pas ce que je fais là, quelle est ma place au juste, je ne sais même pas pourquoi on appelle mon mec Garth et il ne me l'explique pas, je ne sais pas non plus pourquoi ils ont commandé à manger pour 120 personnes alors qu'on était trente.

Pas d'étage, impossible de m'isoler peinarde pour bouquiner ou appeler une copine.
Il fait trop froid pour me réfugier dans la décapotable. Je m'envoie une dizaine de sangria et autant de pastis pour faire passer le temps. De toute façon ce n'est pas moi qui conduis. Quelqu'un vient me dire qu'il trouve le temps long. J'ai presque envie de rire et de lui demander s'il a bu dans mon verre ; au lieu de cela, je lui adresse un sourire encourageant : "Tant mieux, au moins tu ne rentreras pas tard !"
Et je regarde mon homme déambuler dans la baraque, et je le trouve vraiment canon, séduisant, en plus je l'ai arrosé du Kenzo qui me rend dingue et je me dis vivement qu'on rentre faire l'amour.

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Mon Dieu ! du stade...




Quoi de bon aujourd'hui ?
Presque plus de boulot, ça sent la fin, un manque de sommeil pas trop criant, les potes qui vont rappliquer à cause du match d'ouverture de la Coupe du Monde de Rugby - c'est marrant ces gens qui viennent voir les Pumas chez Panthère
Mr. Green  - 1h de réflexologie plantaire chez une nana super basée à côté de chez nous, et puis une super coupe réalisée par mon pote Guyttou sur la tête à Bibi.
Bref, si avec ça je ne gagne pas le KiKa Poker Tour II ce soir !!!
En attendant, régalez-vous avec les dieux du stade et le making off http://shotactu.blogspot.com/2007/08/les-dieux-du-stade-calendrier-2008.html qui vous fera abandonner "le genre d'homme qui vous faisait kiffer" !!!! On se lève toutes pour Geoffroy Messina les filles !
gasp

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