Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Extra terrestre





Rendons-nous heureux...

Il faut savoir qu'une femme se démène autant qu'un homme au travail mais qu'en rentrant à la maison, une voix intérieure ancestrale l'oblige à continuer de "donner" et instinctivement, elle ne peut s'empêcher de faire les courses, préparer le repas et penser à toutes les corvées ménagères et administratives du foyer.
On bosse toute la journée dans des entreprises encore dominées par les hommes, stressée, surmenée, en moyenne payée 20% de moins et peu soutenue, quand ce n'est pas harcelée. Et en rentrant, dans notre tête, il faut s'attaquer à la cuisine, au ménage, peut-être au linge et aux enfants... tout en revêtant instantanément la panoplie de la femme charmante comblée et romantique à laquelle s'attend notre petit ami. Est-ce réaliste ??!

Le schéma masculin, c'est "j'ai travaillé comme un dingue, je rentre, j'ai besoin de décompresser et de me détendre, surtout pas de rempiler ni avec les corvées ni avec une deuxième patronne à la maison !".
Les femmes devenues indépendantes financièrement n'ont plus besoin de se contenter que l'homme "rapporte de l'argent au foyer".
Alors que se passe-t-il...? la partenaire rentre à la maison, épuisée,
elle n'a plus la force de soutenir le compagnon qui estime mériter le repos du guerrier et elle reprend le boulot avec le labeur domestique avec le sentiment d'être une esclave. Au bout d'un moment, épuisée, elle s'effondre et craque, lui pense dans un engrenage infernal qu'il n'est pas capable de soutenir sa femme, il se sent impuissant à la combler de bonheur et se dit "puisque rien ne la rend heureuse, je ne peux rien faire de plus". Boucle infernale.

Cerise sur le gâteau, l'homme ne demande qu'une chose : rendre sa compagne heureuse.
La femme ne demande qu'une chose : recevoir le soutien de son compagnon sur le plan émotionnel puis, se sentent en paix, elle pourra lever le pied, et apporter la considération dont son compagnon a besoin. Se sentant apprécié, gonflé de bonheur et de confiance, l'homme trouvera alors l'énergie pour accompagner sa femme dans les tâches ménagères. Boucle vertueuse.

Il est aussi inutile de reprocher à un homme sa flemme quand il rentre à la maison que de demander à une femme d'en faire moins. Ni l'un ni l'autre ne peut aller contre sa nature !
Une femme n'a jamais terminé son travail. Elle est multitâches d'ailleurs.
Un homme sait faire la part entre plaisir/loisir pour en finir après le boulot. Il est séquentiel.
Alors que faire ??
Apporter le soutien affectif qui est une nourriture vitale à la femme. Remplie d'énergie, heureuse car se sentant écoutée et soutenue, elle va à la fois avoir la force de continuer mais aussi de lâcher prise. Mettre la main à la pâte sans plaisir aura beaucoup moins d'effet sur elle.

Le pire, c'est de s'entendre dire "mais relaxe-toi, fais-en moins ! tu es trop exigeante avec toi-même, t'as pas besoin d'en faire autant, c'est pas grave si ce n'est pas fait, t'inquiète pas". Pourtant c'est typiquement ce qu'un mec va dire.
Ce qu'il veut dire, plein de bons sentiments, c'est : "je te trouve merveilleuse, tu donnes tellement, pour moi tu mérites de t'arrêter un peu, pour souffler et te faire plaisir, je te fais confiance, tu es très compétente dans ce que tu fais et je suis là pour te soutenir".

Mais elle entend : "Il se fiche de tout ce que je fais, il ne pense qu'à lui, il se moque de ce que je ressens, je ne suis pas importante à ses yeux ??!! Il ne comprend pas ce que je suis en train de vivre, personne ne me comprend ! Il a l'air de trouver que je me décarcasse inutilement, et si tout ça n'a aucune valeur à ses yeux, je ne peux attendre aucun soutien de sa part !"
Et là... c'est le drame. Il a obtenu tout l'inverse de l'effet voulu et elle s'écroule pleine d'amertume, le plongeant dans un profond désarroi.

Plus que de voir une question réglée, une femme a besoin de se sentir écoutée.
Au fond elle n'a aucun ressentiment à faire le boulot, c'est comme inscrit dans les gènes ;) pour en profiter, il faut juste l'interroger sur ses préoccupations et prendre le temps de l'écouter. Ecouter en ponctuant de mots d'approbation et compatissants, toutes ces phrases solidaires "ah oui ? tu as raison, ma pauvre, je comprends, viens dans mes bras, comment tu veux faire ? d'accord,
je suis avec toi, je vais t'aider, je t'aime..."
Quand une femme peut vider son sac, il lui pousse des ailes et elle redevient ce qu'il attend.
Surtout, se rappeler qu'une femme qui s'épanche ne cherche pas de conseils ni de solution et éviter le réflexe masculin de lui apporter organisation et recommandations. Au contraire, elle en ressentirait un déni de ses émotions et risque de vous rejeter alors que vous vouliez bien faire. A bientôt pour la suite....

Voir les commentaires

Ah oui ça...

Parfois il faut peu de choses pour changer une vie. Fréquemment même, quand ça bascule, ça bascule d'un coup, brutalement, sans crier gare et de façon totalement inattendue. Beaucoup de gens vivent cela autour de moi en ce moment. Comme si c'était dans l'air du temps. Et moi aussi, ça m'a attrapée et et si un mauvais moment passe toujours, il y a des cicatrices qui ne vous quittent jamais comme pour vous rappeler que vous n'êtes rien dans ce cosmos, et qu'il y a des retours arrière qui sont impossibles.

Par dessus cela, je viens de vivre une soirée poker détestable. Des sur-relances face auxquelles je perds des pots énormes à ne pas aller payer une improbable river à 4% de probas... J'ai attendu patiemment les cartes, sans déconner, sans voler n'importe comment. Face à un très bon joueur qui me vole, parce qu'il a les moyens de prendre ce risque, il n'y a plus rien à faire. Aucune relance n'est respectée, le fait que je n'ai joué que 3 mains en 2h30 non plus... ça papote, ça réclame des bières, personne ne connaît le montant des blindes, on me les demande à chaque tour, il faut quasiment envoyer un recommandé au dealer pour qu'il pose le flop... Et contre deux fois la paire de valets qui me lamine alors que j'ai enfin A-Ks, j'ai tout perdu, surtout mon sens de l'humour.
J'ai joué prudent mais faible. Je suis faible. La douleur ne me quitte pas. Quand j'arrive à ne pas fondre en larmes, je serre les dents et j'ai du mal à contrôler ma respiration. Et je suis crevée. La douleur qui vous réveille la nuit, vous connaissez... Tout le monde a déjà passé des nuits fatigantes, de réveils incessants, de fièvre, de gorge en feu ou autre...

Demain aussi, des vies vont changer. Des gens se marient. Je ne les connais pas, pourtant je suis censée aller à leur mariage. Pour accompagner leur ami. Pour n'être rien ni personne pour qui que ce soit, par pure politesse, ils étaient bien obligée de m'inviter. J'ai déjà les mariages en horreur. Ca me fout un bourdon dingue et ce n'est jamais dans ces moments que quelqu'un est capable de répondre à ma question "mais pourquoi diable se marient-ils au bout de tant d'années ?!!!"
Ils se marient parce qu'un gosse est arrivé. Pauvre môme, il a bon dos. Et l'amour dans tout ça ? Ils lui ont donné un prénom et un jour il ira faire sa vie ailleurs ? Ils se marient parce qu'ils s'installent dans une maison qu'ils retapent, c'est vachement mieux pour les crédits d'impôts et pour leur fiscalité en général. Et l'amour dans tout ça ? Auront-ils les moyens de s'en payer encore un peu ? Ils se marient parce que ça fait 10 ans qu'ils sont ensemble. Parce que avant 10 ans, c'est avoir un doute ? Et l'amour dans tout ça ? Ca manquait de confiance jusqu'à la 11e année ? Et si on se marie au bout de 10 ans, on s'aimera pour la vie, et le mariage empêche le désamour ?
Je n'ai toujours pas compris pourquoi ces gens se marient.
Je sais pourquoi j'ai voulu me marier, 1 seule fois dans ma vie, avec mon premier grand amour. Et pourquoi après avoir organisé le mariage, envoyé les faire-parts, établi la liste de mariage, choisi la couleur des nappes dans une Orangerie, commandé le champagne et reçu les cadeaux, pourquoi après avoir acheté nos alliances et m'être fait voler la robe que j'allais porter, j'ai tout planté là et me suis enfuie.

Je sais aussi que tous ceux qui ont voulu m'épouser ensuite n'ont jamais pu dépasser le stade du rêve et que forcément, le prochain que je voudrai épouser, tout de suite parce que je sais que c'est lui pour exorciser nos passés et aussi parce qu'on a tous droit à l'erreur surtout si peu grave, eh bien celui-là fatalement, s'y refusera pour ses raisons, parce qu'il ne veut plus se tromper, parce que la peur de l'échec ou de l'erreur est plus forte que son instinct et ses envies, contrairement à moi. C'est comme ça.

Les contes de fées devraient exister. Mais ils n'existent pas. Je croyais qu'un jour j'allais tomber sur un amour fou réciproque et qu'on se marierait très vite, au bout du monde, à la surprise générale. Je croyais qu'un jour, après avoir compris mes expériences, corrigés mes erreurs, maîtrisé mes angoisses, guéri de mes obsessions, j'allais tomber sur un extra-terrestre sans passé, sans peurs, sans traumatismes et que tout allait être simple, couler de source, sans mensonges, sans cachotteries, sans non-dits. J'avais oublié que j'avais mis trop de temps à tout comprendre et à vouloir me poser, et qu'à cet âge, les hommes ont un vécu à traîner dont ils ne savent pas se débarrasser.
Qu'ils n'aiment plus sans méfiance, sans calcul, sans raison...

Que repartir de zéro avec une fille vous ne savez pas faire. Qu'
après avoir été meutri accorder le bénéfice du doute à quelqu'un qui vous veut du bien, vous avez du mal à l'imaginer alors le faire... Et que l'aimer pour ce qu'elle est vous n'y songez même pas, elle est un investissement qui n'a pas pioché un humanitaire, et vous essayez de la faire fructifier.
Les femmes ne sont pas toutes douces, aimantes, maternelles, protectrices, fidèles, dévouées, motrices. Mais les femmes paient cher. Les femmes souffrent. Les femmes gardent le silence et la dignité. Les femmes rêvent et tombent de haut. Les femmes croient mais ne sont pas dupes. Les femmes se taisent. Pour éviter les coups. Qu'un homme ne donnerait pas à un autre homme.

Ce soir, cet article est un hommage aux peurs et aux combats solitaires de femmes comme Monique, Caroline, et Sophie, et toutes les autres. A leur souffrance physique.
La vie est impitoyable avec les femmes.
Mais franchement, je préfère encore en baver comme ça et pas être un con de mec.
lenti_bug_fck

Voir les commentaires