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Bye bye 2007

Y a des soirs comme ça, 2 freerolls => hop perdus (hier j'ai quand même réussi à me hisser non sans fierté à la 8e place sur 7182 joueurs) mais là, un magistral SnG (Sit & Go) où après un ou deux moves jugés "de calamar" qui m'ont fait prendre beaucoup de jetons car selon mon système de stats persos j'avais l'intuition d'avoir pas mal de potentiel avec ces mains-là, eh bien j'ai gagné (avec 7-4 dépareillés) intello.gif
Un ou deux joueurs dont le chipleader qui malheureusement pour lui avait une très mauvaise vue n'ont pas distingué que j'avais suffisamment aiguisé ma lecture pendant qu'ils se pavanaient dans le chat en faisant un tas de commentaires désobligeants et boum :) Pris en flag' avec des mains moyennes et Ollyne* qui les pousse négligemment au all in en faisant semblant de rien...
On pourrait appeler ça une déculottée pour mysogines hahaha

J'ai une sainte horreur de Noël et de "la période des fêtes" comme on dit et ça n'a pas loupé, la fin d'année s'est étirée sous le signe de l'angoisse et de la déprime. Une soirée sympa cependant, le dîner à la maison avec les potes pour fêter le 24 avec le foie gras made at home par Lolo (
le magret maison n'était pas encore mûr). Ensuite une fastueuse invitation chez Isa, la copine hot de Ben, une sirène fort sympathique. On n'est pas partis très tard, mais comme on m'a rendu mon blouson les poches vidées par mégarde, on a revu toute la clique le lendemain en milieu d'après-midi.
Rendez-vous : dans un resto chinois où ils avaient tous déjeuné. Je crevais de faim et étais aussi agréable que je sais l'être quand mon ventre grogne : je grogne autant, après m'être retenue autant que je peux. Là un de leurs gamins (7 ans ?) vient me voir et me lance : tu fais partie du restaurant ? Je me retiens de rétorquer un truc genre "et toi ça te fait quoi d'être adopté", après tout ce n'est qu'un enfant naïf, mais là... c'est le drame. Loïc a entendu et s'empresse de
répéter la vanne qui n'en était pas une en rigolant : "Hé ! vous avez entendu ce qu'il lui a dit ? hahaha"... Je pense qu'il est naturellement doté d'un organe ayant pour fonction de me faire dégoupiller, ce garçon. Je sors du resto furax, j'attendais mes clés et mon mobile et malgré le rendez-vous il ne les avait pas sur lui.
Je claque ma portière et les précède tous chez lui d'où Ben se rendra chez Isa en disant : je reviens de suite, je vais chercher mes bagages et le portable de Kika. Une heure après, aucun signe de vie, heureusement je ne suis pas la seule à m'impatienter (doux euphémisme), car la demi-douzaine de gais lurons qui  doit partir à Barcelone faire la fiesta, l'attend aussi.
"Un week-end sans les meufs", tu m'étonnes, vu ce pourquoi ils vont là-bas alors que ce sont des garçons qui ont tout pour eux, sauf peut-être la maturité ? la raison ? le bon sens ? ou pire mais je ne veux pas y penser, et dire que je censure ce qu'ils y font pour ne pas porter atteinte à leur réputation qui apparemment peut encore tromper quelqu'un...
Heureusement que mon Lolo n'est pas comme les autres et je le savais, c'est bien pour ça qu'il m'a fait craquer undefined
Ben m'a enfin rapporté mon téléphone, il a dû voir Isa de très près, vu le temps qu'il y a passé, et tout ce joli monde est parti et mon chéri n'a cessé de m'appeler pendant les 2 jours. On ne fait pas tellement ça, nous les filles, partir s'encanailler sans nos moitiés sous prétexte qu'elles sont trop sous-évoluées pour comprendre ou s'amuser. Ptêt qu'on n'en n'a pas besoin, on a trop la classe pour faire des tas de choses qu'ils font, comme cracher par terre ou pisser contre un mur, bref des choses qui ne nous viendraient même pas à l'idée. Ca m'a pas déplu de passer ces jours tranquille, à me reposer de toutes ces fiestas et en prévision du réveillon du 31. Mais j'ai bossé sur mon projet de création de société et c'était ni marrant ni reposant.

Ils sont revenus démontés, vomissant par la fenêtre en roulant vers leurs pénates où  bobonne pour ceux qui en ont allaient les câliner en les revoyant tout malades au bout de 3 longs jours. Ce qui les encouragera à recommencer leurs escapades mysogines sans vergogne puisqu'en la délaissant au milieu de ses corvées ménagères, ils la retrouvent super contente de les revoir et affectueuses malgré leur haleine de chacal mort alcoolisé. J'ai eu la chance moi, de voir débarquer mon chéri tout guilleret, plus heureux de me retrouver que d'avoir passé ces jours là-bas. Comme le soir, la paella géante prévue pour le réveillon était annulée (vengeance d'une bobonne ? ;o) et que se profilait une soirée-pâtes carbonara avec dodo à 21h pour ceux qui tenaient encore debout, nous avons renoncé à rejoindre tous ces mecs et sommes allés fêter la nouvelle année chez Fabounet, Cédrikou et Guigui.

Et c'était bien sympa. Même si j'étais malade et donc un peu KO. L'inconvénient c'est que ça ne se voit pas et un des gars qui était là refusait de me laisser tranquille. Mais bon, j'étais bien, là, glandouillant sur le canapé avec tous ces petits canaillous en train de danser et de tirer sur les boules du sapin avec un pistolet à balles en plastique. A minuit, j'ai attaqué la traditionnelle mitraille de SMS et comme ça ne passait pas, mon téléphone disait : "ré-essayer ?" et je disais oui toutes les 5 secondes. Ca m'a occupée pendant une heure. Le lendemain, Trasher me dit : cette nuit ça n'a pas arrêté de biper, j'avais pleiiin d'amis qui me souhaitaient une bonne année et ce matin, je me suis rendu compte que c'étais tous... toi ! Tu m'a envoyé tes voeux 16 fois !
Oups  oops.gif
Comme d'hab, Sam c'est moi et j'ai ramené mon Louloup à la maison.

Encore 10 jours d'angoisse mais apparemment l'autre a enfin compris le message et n'aurait pas repris contact sous le prétexte totalement légitime des voeux. L'inquiétude et la rage ont fini par me quitter et même si je me trompe j'aime autant ne pas savoir maintenant que je me sens soulagée. Mon incrédulité et mon scepticisme s'estompent et surtout ne pas les réveiller avec un démenti sur la situation assainie qui m'apporte tant d'espoir sur cette année 2008. Il y en a sûrement d'autres qui ont profité de l'occasion pour relancer un grappin mais je m'en fiche. En tout cas, je sais que je n'ai pas été facile à vivre durant toutes ces semaines et je m'en excuse, la peur n'a jamais rendu personne agréable...

Depuis ? eh bien beaucoup d'autres sujets de stress, la recherche et la négociation de devis pour la construction de la maison qui s'élève vite, la négociation de mes indemnités de départ (un succès, je suis contente), mais surtout ma recherche sur la société que je vais créer. Beaucoup de pistes infructueuses, des franchises affichant complet sur ma région, des sociétés qui s'avèrent boiteuses après des heures de fouille sur le web,  disposant de peu de moyens pour aller vérifier les bilans annuels, des demandes d'infos sans réponse, des déplacements à Montauban et à Biarritz qui n'ont rien donné. Enfin si, au moins ça m'a permis d'éliminer quelques idées.
Le plus dur a été de faire toutes ces démarches sans en parler avec qui que ce soit. A l'époque où j'étais séduite par l'idée de me former et d'ouvrir un salon de toilettage canin (après la crèche et le dépannage en plomberie), Lolo toujours pragmatique m'avait apostrophée durement. Tu dois prendre du recul, tu raisonnes de travers, tu pars dans tous les sens ! Evidemment, recevoir un projet de société canon livré dans son argenterie serait infiniment plus facile mais je n'ai pas cette chance. Je serais donc bien en peine de critiquer quelqu'un qui n'a jamais envisagé d'ouvrir une boîte et jamais eu besoin de se demander quelle activité exercer et qui se donne seulement 3 mois pour trouver. Seule dans un bled que je ne connais pas et loin de mon entourage alors que mon métier ne consiste qu'à travailler qu'en équipe et ne se vend pas en indépendant, j'ai pris un grand plaisir à me demander quel rêve je voulais réaliser puisque la vie m'en donnait l'opporunité. Mais entendre quelqu'un anéantir mes espoirs et me mettre en garde de creuser mes aspirations c'est terrible surtout quand on a envie de les partager...

J'avais l'impression d'avoir une chance folle, unique, de pouvoir m'asseoir et me dire : qu'as-tu envie de faire Kikounette ? tout ce que tu veux est à ta portée, formation éventuelle payée, aide financière pour la création, vas-y rêve et fonce !!! Il le faut, c'est maintenant ou jamais... Puis j'ai perdu pied, me plongeant dans le mutisme et une dépression sournoise car quand nous avons décidé de ne plus aborder le sujet de mes recherches pour éviter de reproduire une ignoble dispute, j'étais perdue, me demandant pourquoi je n'avais pas le droit d'être libre, d'être comme je suis, avec les envies qui me caractérisent et de posséder mes propres moteurs et passions. 
J'ai eu beaucoup de mal à remonter la pente. Autant dire que je ne l'ai pas remontée d'ailleurs. Je n'ai fait que descendre pour toucher le fond, jusqu'au crépuscule où j'ai chialé de tout mon corps dans ma voiture garée sur le parking d'un supermarché. Chacun avançait sur son propre projet et je ne parlais des miens à personne, n'en parlant déjà pas à mon propre compagnon... Chacun sa vie, chacun son chemin, mais où va-t-on me suis-je demandée. L'absurdité des chemins différents pour deux personnes qui veulent avancer ensemble. Alors j'ai ouvert la cocotte-minute à la première occasion.

Lui aussi avait très envie de savoir ce que je trafiquais dans mon coin, avec mes déplacements et le reste. J'avais cet avantage du mystère tandis que tout le monde sait très bien ce que lui va faire. Il a donc fini par céder à la curiosité et m'a tendu la perche salvatrice. Et du fond, j'ai commencé à remonter, prudemment, m'attendant à entendre sans envisager de le supporter (mais que ferais-je alors ?) ses questions déguisées qui ne sont que des introductions (démasquées) de critiques que je trouve non-constructives. Une bonne technique, ces questions qui n'en sont pas, sauf depuis que j'en ai découvert le mécanisme (ex: "t'as regardé le CA au bout d'une année ? parce que ça, c'est toujours comme ceci, alors ça finit par faire ça, et puis ceci, cela, blablabla ...alors c'est pas forcément le bon plan") tout ça en fait pour me brosser un tableau bien noir horriblement déprimant. Pire, il finit souvent naïvement par "...tu crois pas ?" probablement pour requérir mon adhésion à son raisonnement alors que je suis sur le point d'exploser de rage devant autant de pessimisme et que sa seule technique oratoire me donne envie de hurler car c'est lui qui me donne son avis pendant une heure alors que c'est moi qui étais censée l'enthousiasmer par mes idées.
Et que je n'ai besoin que d'encouragements et de confiance dans cette situation qui m'est déjà extrêmement pénible. Je me place en général la barre assez haut seule et ma prudence naturelle me fait vérifier scrupuleusement chaque point avant de me lancer dans des aventures rarement hasardeuses. De fait, j'ai assez mauvais caractère quand on essaie de me materner.

Fragilisée à l'extrême, me répétant en boucle que tout ce que je fais, toutes mes idées, sont apparemment merdiques, je n'avais plus la force ni de rester dans ce silence ni d'affronter de nouvelles critiques. C'est pourquoi je me suis lancée, quitte à courir vers un nouveau clash encore pire que le premier. Le pauvre n'a pas pipé mot de crainte de lâcher une bourde qui allait encore me démoraliser. J'ai raconté mes dernières trouvailles, les fleurs et l'immobilier. Et j'ai apprécié son absence d'avis infiniment moins nocif qu'une opinion qui aurait pu être mal interprétée... merci.

Aujourd'hui je suis sur ces deux pistes qui m'intéressent énormément, signe de meilleure santé mentale aussi car pendant longtemps rien ne me faisait envie, le moralomètre à zéro. Et si ça se trouve, je vais même lui donner des parts dans ma société, je n'ose pas le lui proposer franchement, ça me ferait tellement plaisir mais j'ai encore un peu de mal à imaginer qu'on puisse discuter avec enthousiasme de mes projets professionnels. La confiance reviendra avec le temps, elle est déjà enclenchée sur les bons rails :)
En tout cas, ce 18 janvier, fêter nos deux ans devant un canard laqué pékinois et avec un ma-gni-fi-que bouquet de roses a été un événement extatique et je sais que nous allons encore passer un sacré bout de temps à nous faire des étincelles avec nos caractères bien trempés wink.gif


  *mon pseudo online