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18/02/06

Qui suis-je ? ;-)

Posons déjà les questions.
Qu'est-ce que j'aime faire en premier le matin en me réveillant ?
Quel est mon plat préféré ?
Où je voudrais finir mes jours ?
Quels sont mes grandes défaites, mes réussites, mes espoirs, mes journées de rêve ?

Je suis une fanatique des chiffres pairs. Née un 8, chiffre que je retrouve souvent (quand on me donne la clé d'une chambre d'hôtel, sur la plaque de la voiture que je loue, sur mon ticket de loto flash...) et tout ce qui est 18, 28, etc. correspond souvent à des dates où il m'arrive des événements heureux. Non non je ne suis pas superstitieuse pour autant... Le 8 c'est l'infini qui se tient debout après tout.

Je dors bien 6h ou bien 8h par nuit, si ma nuit dure 7h c'est une catastrophe, je suis crevée, alors j'évite. Surtout que le matin est mon moment préféré de la journée. Non que je sois matinale, beaucoup de mal à arriver au boulot avant 10h15 même en mettant le réveil à 7h45, mais c'est si doux, cet instant de calme au réveil...
Le matin, c'est une re-naissance. Il ne s'est encore rien passé donc tout va bien. On a rechargé nos batteries, bon parfois mal au crâne mais en général le corps est reconnaissant du repos accordé. Pas encore de stress, il y a aussi ce bref instant avant que le cerveau se mette en marche, on a tout oublié, la vie est devant soi chouette toute une journée pour faire des tas de choses, découvrir des nouveautés, espérer...
Mon horloge interne fonctionne à merveille, quelle que soit l'heure à laquelle Morphée m'emporte dans ses bras, mon réveil est souvent serein et naturel, quelques minutes avant l'heure que je m'étais fixée... Un petit coup de vapo d'Evian, écouter le bruit environnant et me lever pleine de pêche. Une énergie incroyable venue par magie de je ne sais où, des territoires insondables du rêve...

Premier geste : aller faire couler le café, pendant ce temps envoyer un texto à mon chéri pour partager ce moment tellement agréable... Puis m'occuper des chats, mes lapins, mes canards comme je les appelle malgré les rappels de Carohou : "ceci n'est pas un canard !!"
Puis mon premier café devant l'ordi pour la météo, les niouzes, les derniers mails publicitaires, pas les mails de boulot c'est pas l'heure... hop douche, enlever les poils de chat des fringues et filer au métro en vélo.
J'adore cette sensation de fraîcheur et de vitesse - relative - une journée sans faire de vélo c'est rare. Musique à fond dans les oreilles, techno ou pop ou soupe peu importe pourvu que ça swingue en accord avec ma débordante bonne humeur.

J'ai déjà vécu des matins cauchemardesques d'engueulades hallucinantes en ayant le malheur de cohabiter avec des gens qui ne sont pas du matin dans le genre "je suis un ours faut pas me parler le matin sinon je mords" parce que je chantonne avec Cauet à la radio, je ris, je sautille partout, et ma joie irrite les gens qui ont besoin de réveils silencieux sans personne pour poser des questions (on va au resto ce soir ? t'as appelé le plombier hier au fait ? c'est aujourd'hui que t'es en formation ? ah au fait, je t'ai raconté que....?) Je comprends parfaitement que certains détestent les pinsons le matin dans leur chambre, que ça leur donne l'envie d'un fusil à pompe mais voilà, j'ai essayé de me faire violence et je n'y arrive pas, je suis un feu d'artifice le matin, avec le son et les couleurs...

Et ça dure jusqu'à midi. A 12h pile si je n'ai pas pris de croissant au beurre sur la route, la faim me gagne. Quand est-ce qu'on mange ? Miam manger est un plaisir qui va me combler à la mi-journée. Le mieux c'est quand j'ai le temps d'aller au resto avec un prestataire, un seul verre de vin et encore pas toujours mais alors avec un délicieux gigot ou une pièce de boeuf onctueuse... Ensuite café anti-coup-de-barre.
Et hop début d'après-midi laborieux. Le matin, j'expédie les affaires courantes, l'aprem je planche sur les projets de fond. Le calcul n'est pas forcément bon parce que j'ai envie de faire la sieste, pourquoi ça n'existe pas dans ce pays de malheur grrrr.

16h30, Tonito, on va faire une pause-clope ? Comme d'habitude il en revient et ne m'a pas prévenue quand il y allait. Du coup, rituel immuable, je ne vais pas fumer, tant mieux après tout, mais je passe les 2 heures suivantes à en avoir envie. Pour me distraire, je vais chercher des cafés pour les gens sympas. Et je me réveille à 18h hyper-productive comme si j'étais shootée au Guronsan jusqu'à l'heure de mon départ du bureau.
Heure variable. En général un resto derrière c'est pratique parce que ça m'évite de rentrer à la maison avant et je bosse mieux, vite et efficacement. Je fais des trucs terribles de 18h à 20h et jamais rien de perso :)

Bon, c'est pas tout à fait juste, il se passe un truc perso toute la journée, c'est que je pense à toi, mais ça c'est dans ma tête, héhé personne ne peut me l'enlever on peut tout juste le remarquer et on m'apostrophe régulièrement "t'es agaçante, d'être tout le temps de bonne humeur comme ça" "hahaha ça fait du bien de te voir avec toutes ces étoiles dans les yeux" / t'es jolie aujourd'hui (super, parce que d'habitude...?) / comment tu fais pour être bronzée comme ça ?? / j'ai fait ça pour toi / tu veux un café ? / tu viens manger avec nous ?"
Et je ne réponds qu'avec un sourire et je t'envoie des textos parce que j'ai pas envie que tu m'oublies.

Finir mes jours je n'y pense plus depuis ma dernière tentative. Bah ! la vie c'est des hauts et des bas, j'ai eu mon lot de peines comme tout le monde, autant continuer à vivre pour essayer d'être le plus heureuse possible et pas faire de peine à maman qui ne s'en remettrait pas si elle me perdait. Ce serait tellement égoïste de ma part, comment est-ce que je ne m'en rendais pas compte avant.

J'ai eu faim, on m'a quittée, j'ai été fauchée, j'ai flippé pendant un long chômage, j'ai bu seule, j'ai ri seule, j'ai pas pleuré pendant 12 ans puis j'ai pleuré tous les jours pendant longtemps, on m'a menti, on m'a trahie, on m'a fait peur, on m'a déçue, j'ai fait des tas d'erreurs monumentales, je me suis battue avec les services sociaux pour payer mon EDF puis j'ai plongé parce que personne ne pouvait m'aider, même pas le système auquel j'avais cotisé.
On m'a piercée parce que je voulais marquer un tournant, et j'ai remonté la pente comme les autres, en apprenant qu'on ne doit compter que sur soi-même, en bluffant parfois, en étant discret et malin, en bossant et en ayant la foi parce que je ne suis pas une poissarde et quand on fait les comptes je dois sûrement avoir un ange gardien pour m'en tirer si bien.

J'ai été trop gentille et on en a profité. J'ai vu ma caution s'envoler parce qu'un coloc avait destroy sa partie de mon appart. J'ai cru en l'amour et on m'a trompée. J'ai souffert en faisant souffrir puis j'ai compris que je préférais en baver qu'en faire baver, que c'était comme ça, comme un code d'honneur personnel qui dit reste en paix avec toi-même même si on te fait du mal parce que la paix intérieure n'a pas de prix. On m'a menti et j'ai failli sauter par la fenêtre. Mais je sais que celui qui blesse se prend tôt ou tard une claque que je n'ai pas besoin de lui mettre. C'est le sens des choses et probablement l'équilibre naturel du monde. J'essaie de me défendre sans attaquer.
Aujourd'hui je suis meilleure qu'hier et je ne me souviens pas de mes malheurs je me souviens juste d'une chose c'est que ça m'a beaucoup appris et j'ai tellement de bol tout le temps que je n'ai aucune raison de me plaindre.

Je rêve souvent d'aller vivre au bord de la mer quelques temps, dans un endroit peu fréquenté, à faire les choses par moi-même, pêcher, planter des trucs, vivre de pas grand-chose... pour repartir reposée vers ces contrées surpeuplées que j'ai toujours connues.
Je ne me pose pas trop de questions sur le thème choses ratées choses réussies parce que je ne vois pas ça sous cet angle, les choses sont juste comme elles sont, il suffit de se demander comment faire pour éviter ce qu'on a pas aimé et tendre vers ce qui nous plaît. Echec, réussite, des mots exagérés que je n'aime pas trop, tout est relatif, parfois on peut merder quelque chose et se rendre compte plus tard que ça nous a mené vers une expérience intéressante à côté de laquelle on serait passé sans ça. Ou avoir une vie plutôt pas mal à un instant T et se demander si c'est si bien que ça parce que ça donne aucun frisson, y a rien d'excitant, et pire : se dire ça ne m'inspire rien à écrire tellement c'est l'encéphalogramme plat. Brrrr

massilia 19/02/2006 18:58

Moi aussi j'ai pas envie que tu m'oubli m'a vie est pour tant bien remplie parfois méme trop mais partager ces instants avec toi les sublimerai je le sais...