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De retour

Et me voici, 6h30 réveil impossible de me rendormir, dormi 5h la nuit précédente puis il y a eu ce brunch et là on est lundi matin et je flippe c'est pour ça que je ne dors pas. Une mélasse épaisse englue mes réflexions, par où commencer je ne sais pas et plus je cherche moins je trouve. Alors je me lève et je viens briser ici ces trois mois de silence. Je présente de tardives excuses aux 2 lecteurs que j'ai, déjà ça ne faisait pas beaucoup mais en plus ils ont dû passer à autre chose voyant que je ne publiais plus. Ha.

Tant de choses m'ont brisée ou chagrinée ou angoissée ou déplu ou contrariée ou étonnée ou déçue ou émue ces dernières semaines. D'abord les relations familiales. Si précieuses à mon coeur qu'il se serre même lorsqu'il s'agit de celles des autres. Heureusement il y a maman, la mienne, si fantasque, à la fois excentrique et convenue, dont les bourdes stupéfiantes ne m'étonnent que le court moment de leur énonciation.
Sa dernière : appeler le père de ma cousine chérie, ma Poupa que j'aime comme une soeur, et demander si mon père sera là au mariage en précisant que si c'est le cas elle ne viendra pas. Manque de bol ma cousine était auprès de son père à ce moment-là et elle a tout entendu et elle a été choquée et attristée par ce curieux caprice.
Ah maman maman, si seulement tu pouvais réfléchir un peu et - toi si sensible si fragile - éviter de faire aux autres la peine qui te tuerait la première. Mais qu'est-ce qui t'a pris, je te l'ai reproché vivement la dernière fois au téléphone après avoir appris cela de Poupa et m'être excusée de ton comportement, mais je pense que tu m'as à peine entendue et sans doute pas écoutée. Je refuse de croire que c'était par égard pour ton futur pacsé actuel, qui 35 ans après la sortie de mon père de ta vie n'en a sûrement rien à foutre que tu ailles à un mariage dans notre famille où se trouverait sans le moindre des hasards mon absent de père. Alors... pourquoi comme dirait l'autre ? Je pense surtout que c'est à la fois parce que tu serais mal à l'aise de revoir mon père (et éventuellement sa deuxième épouse), et que ton dernier caprice maladroit t'a encore permis de faire une lamentable démonstration de chantage affectif du type "c'est lui ou moi". Sachant qui plus est que ton amant lui, n'est même pas disponible pour la date du mariage, qu'il était malhabile de le prendre comme prétexte "romantique", ce n'est pas ta propre fille qui risque d'être dupe ! Je te connais comme si tu m'avais faite !
Cette fois mon australien de père ne sera pas là car il ne peut pas venir à Paris aussi simplement de Canberra qu'on vient de Nantes. Moi non plus je n'ai pas envie de le voir, je n'ai même pas accepté sa demande d'ajout dans mes amis Facebook, mais ce n'est pas pour ça que j'aurais risqué de faire de la peine à ma cousine, ma prunelle de mes yeux, en lui déclarant que je ne viendrais pas s'il est présent. Enfin bref, la prochaine fois pose-moi d'abord tes questions et en fonction des réponses tu feras le choix de tes actes dont nous ne gagnons pas toujours à connaître les absurdes motivations.

Ensuite les familles de mes proches. Elles me sont aussi chères que la mienne et je suis encore plus blessée quand une belle-mère me rejette que lorsque c'est la mienne. La mienne c'est facile, on se dit les choses avec une franchise qui aggrave la sincérité de notre relation. Un différend est expliqué et hop ça passe.
Pour les belles-mères, y a celle à qui on peut se confier quand ça ne va pas avec le petit ami, celle qui va même t'écouter critiquer son fils et comprendre ta réaction face à certains de ses travers tout en cherchant à apaiser la situation. Et puis y a celle qui va bouder derrière un silence haineux quand vous faites un break avec leur fils pour mieux remettre votre couple sur les rails.
Et qui va vous servir le couplet de la trsitesse alors même que votre séparation a eu pour effet collatéral de resserrer les liens familiaux dans leur famille ! Parce que le fils se réfugie auprès de la mère, des frangins, et qu'un drame rapproche toujours les êtres avec une sincérité dénuée de politesses.

Elles se mettent à vous détester parce qu'elles confondent la relation cordiale que vous aviez avec elle et la relation très privée que vous avez avec votre moitié. Et qu'elle supportent mal, de toute façon, que vous acheviez l'éducation de leur fils. Ce qui suggérerait qu'elles ont moyennement fait leur boulot. Leur fils, il est forcément parfait ! Même quand il nie ("ma mère ? te faire la tête ? meuuuuh naaaaan qu'est-ce que tu inventes... Elle t'appelait toutes les semaines ? Boaahhh même moi elle m'appelle pas) ou qu'il est bête (Si elle m'a demandé de tes nouvelles ? Ben heuuuuu...). Mais oui, il approche quand même la perfection quand il finit par cogiter dans son coin et se rend à l'évidence, pour dire à sa mère : bon allez arrête de bouder, ça lui fait beaucoup de peine, et puis on s'est remis ensemble et je suis super heureux, tu le vois bien et ça compte pour toi, non ?

Je manque d'activité intellectuelle et me sens comme un lion en cage. J'ai aussi beaucoup de mal à supporter de travailler seule. Habituée aux centres d'appels fourmillant d'équipes et à la gestion de projets, je me plonge dans une sorte de léthargie affolée devant mes piles de cours et un Facebook rempli de jeux à la con.

C'est bizarre comme on peut regretter des relations, des échanges, éphémères mais dans lesquelles vous ressentiez tellement d'intimité, de connivence, de compréhension totale et mutuelle. Et comme vous vous rendez compte de la qualité de ces moments une fois que la personne avec qui vous étiez si complice a disparu de votre vie.
Et vous vous dites : mais puisque cela existe, dois-je aujourd'hui m'en priver...?