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Suicide

Ceci ne sera ni une apologie du suicide ni la méthode pour arrêter de se suicider comme il faudrait arrêter de fumer. Juste une réflexion qui ne demande qu'à être enrichie, sous divers angles : envie de se tuer, pas envie de, pourquoi envie de, pourquoi pas envie... Y a-t-il une émotion commune au point de rupture de tous ceux qui y ont pensé ?  Vous ne connaissez pas beaucoup de gens autour de vous dont vous savez qu'ils ont déjà envisagé ou tenté le suicide. Pourtant il y en a. Et vu les chiffres, dont seuls les suicides réussis sont recensés dans les statistiques et encore, j'imagine avec un frisson la foule de gens qui ont essayé sans y parvenir ou qui y ont pensé... Suite à un sondage inédit, on s'est aperçu que plus d'1 personne sur 3 avait vécu la mort par le suicide d'un proche*. Un sur trois, c'est juste vous lecteur + quelqu'un à qui vous pensez + moi...

Au-delà de l'imagination, le décompte d'u fléau** :
Plus d'1 million de décès par suicide par an travers le monde
Vous multipliez par 10 ou 20 = nombre de tentatives
Toutes les 40 secondes quelqu'un meurt suicidée, soit exactement le temps que vous avez mis pour arriver jusqu'à cette phrase
Les femmes le tentent + que les hommes
Les hommes en meurent, plus que les femmes

Nous sommes amis, ou amis d'amis, ou même parents, nous nous voyons souvent, on rigole ensemble, on boit des coups, mais on ne sait pas que la personne à côté de nous a déjà eu envie d'en finir... Parce que ce n'est pas un sujet qu'on aborde. Il y a des années, ça remonte à très loin, j'avais eu une marotte de quelques semaines qui consistait amener le sujet sur la table avec mes proches d'abord (facile) et ensuite tous les gens que j'étais amenée à croiser.

A ma grande surprise, les gens n'étaient ni choqués ni spécialement gênés par mon affichage de suicidaire ratée et mieux encore, certains insoupçonnables dévoilaient facilement qu'ils faisaient partie de la même catégorie voire d'une famille proche. Un point commun extrêmement fort qui surgit subitement entre deux inconnus. Partager les peurs a toujours rapproché les hommes. Alors pourquoi bon sang ce n'est jamais un sujet de conversation banal ? Réalise-t-on le nombre de vies qui pourraient peut-être être sauvées si on donnait aux amateurs de tentatives de suicide des opportunités de confier leurs souffrances pour que le partage les soulage ? Et puis pourquoi dit-on TS plutôt que de prononcer les mots entiers ? Pourquoi tant de tabou, est-ce de la pudeur mal placée ? POURQUOI DOIT-ON AVOIR HONTE DE SOUFFRIR ?...

Il y a des gens doués d'une grande capacité de souffrance. Malheureusement, pour ceux-là, l'accumulation n'est pas visible et c'est une minuscule contrariété qui un jour fera sauter le bouchon. Un détail incompréhensible aux autres, une broutille qui les fera craquer, le truc de trop. Et y a les autres, en une palette de nuances infinies, chacun a ses ressources pour supporter la vie, personne ne ressent les choses exactement de la même façon.

Le problème est d'avoir la force de supporter. D'avoir un meilleur ami à qui tout déballer sans même commencer par bonjour. Et pouvoir dire :
J'ai perdu quelqu'un je n'arrive pas à réaliser, je suis un zombie, je n'arrive pas à surmonter je veux y aller aussi
J'ai subi des violences inouïes, de tortures, accidents, maladies, échecs, mon existence est une blessure qui ne peut plus cicatriser
J'ai bossé comme un dingue, c'est l'autre qui a été promu, ras-le-bol de ces années d'injustice quelle boite de merde
J'aurais aimé faire de l'humanitaire mais j'en ai pas les capacités, j'ai peur de la douleur des autres et c'est moi qui encaisse parce qu'ils aiments bousculer quelqu'un qu'on croit inerte; j'en ai marre de me faire taper dessus j'en peux plus
Je me sens seul(e), horriblement seul(e) au milieu de ma famille, de mes amis, dans une vie avec des perspectives de jours heureux, mais à côtoyer quelqu'un de stressé, dur, égoïste, insensible qui torture armé de
dialectique éristique façon Schopenhauer et ses insupportables arguments ad hominem
Personne ne me remarque, personne n'a besoin de moi, personne ne tient compte de mon avis quand je m'aventure à le donner, personne ne souffrirait de ma disparition, mon existence ne change rien ni la vie de personne
Je n'arrive pas à réaliser tout ce que j'avais décidé de faire dans ma vie, je suis nul(le), je m'en sors pas, je suis au fond du gouffre...

...Et ainsi de suite.
On fait tous l'erreur de croire que certaines choses modifiables sont figées, inamovibles, gravées à jamais dans le marbre, que ce soit un trait de caractère, une couille qui nous tombe dessus, un loupé aux conséquences terribles...

Je n'ai pas trouvé d'autres solutions que celles de tous ceux qui ont souffert au point de vouloir en finir et qui sont toujours là :
prendre du temps, dormir beaucoup, se reposer,
se fixer la barre beaucoup moins haut, résoudre les choses une par une, cesser de discuter sans fin (avec les gens avec qui on est en conflit),
bouffer des vitamines (éviter les anti-dépresseurs qui anihilent l'énergie dont on a besoin pour se battre) et
ne rater aucune occasion de se distraire, que ce soit un bon flim, une sortie avec des gens, lire une BD marrante parce que bien qu'on n'en ait absolument aucune envie (j'ai pas envie de rigoler / c'est pas le moment / franchement j'ai autre chose à foutre, j'ai assez de probèmes comme ça...) eh bien ça marche.
On finit toujours par vivre une seconde d'oubli et ça c'est se remplir d'énergie pour supporter les m..., le moralomètre remonte au-dessus de zéro et c'est le premier pas de géant vers la survie.

Il y a ceux à qui le suicide n'est jamais venu à l'esprit. Ceux-là mêmes qui vous semblent dotés de saines épaules pour vous appuyer. Et quand par erreur vous confiez votre décision, ils deviennent effroyablement hermétiques et, incapables d'écouter quelqu'un dont les tendances les dépassent et les fait flipper, vous engueulent sans ménagement. Ils vous enfoncent sans s'en rendre compte, à dire les choses qu'ils veulent entendre plutôt que d'écouter votre terrifante détresse.
Les gens, les autres, ont peur de la maladie mentale, de la dépression, des mots psy, hosto, idées noires.

Il y a deux échecs. Celui de mourir volontairement pour faire cesser une souffrance alors qu'une fois mort on ne profite pas de ce soulagement ?! Celui de dire n'importe quoi sans savoir lire les signes de la souffrance de l'autre quand on est le bien portant. Typiquement, les gens qui affirme que rien ne vaut la peine de se suicider, qu'il y a toujours "un bon côté des choses", que eux quand ça va mal ils ne vont pas jusqu'au suicide et que celui-ci est un acte d'égoïsme. Le suicidaire ne se tue pas par égoïsme, pour faire chier ceux qui restent. L'égoïste au contraire survit ! Le suicidaire veut soustraire du monde un peu de sa souffrance, et pense soulager tout le monde en soulageant la sienne.

On ne se suicide pas par choix. Mais avec le sentiment d'une absence de choix.

à suivre... je n'ai pas terminé mais je fais une pause et reprendrai plus tard.


à lire si vous aussi avez envie de mourir
*source SOFRES
** source OMS

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Perdue de recherche

Sauter de l'avion puis courir claquer des jetons (Guyttou, tu m'avances ? heu j'ai pas de sous sur moi...) dans une partie que je perds à minuit pile et rentrer à toute blinde - si j'ose dire - en me demandant si le portail que j'avais "cousu" de grillage dans l'urgence lundi, en m'arrachant la peau des doigts pendant des heures et en oubliant mes ongles, bref si la statégie pour empêcher Quicky la finaude de passer de nouveau à travers les barreaux avait bien fonctionné pendant mon absence.
portail-quicky-1.JPG
Au fond, il n'y avait pas de raison, je m'étais vraiment décarcassée mais mademoiselle chante le blues est en chaleur et on me l'a déjà ramenée parce qu'elle flirtait avec monsieur Lépagneul Duquartier... j'avalai la longue bande de bitume dans le noir avec une pointe d'anxiété.
J'ouvre le portail, soulagée de le voir intact et une sonnette d'alarme se met à sonner dans ma tête : un, deux, un - deux, un... deux... Il manque bien un chien ! Je bondis et fouille la maison au cas où par mégarde je serais partie en l'enfermant mais non personne je savais bien que ça n'était pas possible. A la lampe torche j'inspecte dans l'obscurité toute la clôture du terrain pour détecter la trouvaille de Quicky qui n'a pas pu tourner la poignée du portail et sortir sur ses deux jambes (vu qu'elle n'a pas de jambes). Rien.
aww
1h30 du matin, je suis épuisée et décide de me coucher pour entamer tôt les recherches demain matin. Voisins, vétérinaire, plus tard la gendarmerie, j'imprime des affiches...
quickyrecherchee.jpg

Et là miracle, une voisine du quartier m'appelle car Quicky avait décidé de se faire la malle avec  son nouveau petit copain et sétait installée bien tranquillement chez elle, à jouer avec les gosses depuis deux jours, à "manger beaucoup" (la honte) et à se prélasser gentiment dans une grande maison avec jardin... Non mais oh !!!!!!!!!! 
slap
Retour à la maison, le mystère reste entier. Par où s'est-elle évadée ?
Je contemple le portail, perplexe, puis je sors avec un biscuit et l'appelle.
Stupéfaction, deux coups de pattes dans le gravier, elle s'aplatit immédiatement et se glisse SOUS le portail !

Merci pour l'info Quicky, tiens vlà ton nonos
grrr
portail-quicky-2.JPG
Bon ben y a plus qu'à remblayer le creux à peine visible qu'elle avait creusé, réfléchir à une soluce plus pérenne que faire tomber l'orage pour la dissuader de se faire la malle sous la pluie et à aller chercher des cachetons plein d'hormones pour qu'elle se calme...
Toutes les heures, je l'appelle et à 15h30, plus de Quicky encore... Panique à bord, rebelote les affichettes et hop un petit coup de Smart pour retourner sillonner le quartier en commençant par la voisine qui a un chien si séduisant. Et quelques maisons plus loin, en face, je retrouve miss poilue lui faisant déjà des infidélités avec un autre. Grrrr... Cette fois je ne te lâche plus d'une semelle diablo2

Comment monsieur le véto, ça va durer 3 semaines cette plaisanterie ??! Ah bon si on la stérilise ça n'arrivera plus jamais ? pour l'instant la seule solution, c'est 20 euros de cachetons ah oui quand même...
Direction le toiletteur pour se distraire, oui monsieur, c'est normal si elle ressemble à un nem, son gros copain l'a totalement emmaillotée de bave... heu comment ? 37 euros ? ah oui  quand même... c'est pas une paille, surtout que moi, je vous les amène par trois. Vous faites des tarifs famille nombreuse ?... 
oh

Etape chez Mr Bricolage, bonjour c'est pour un brainstorming avec les chefs de rayon... et re-20 euros de grillage (ah oui quand même...) pour essayer de barricader le bas du portail.
Et encore 1h et demie de travaux manuels, ça me rappelle un peu la maternelle sauf que là j'ai droit à une bière pour faire passer la corvée.
Grrroumph.

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Marie Julie Marie Jolie

Bienvenue Marie Julie ! soeurmax2-.jpg

ou devrait-on dire Marie Jolie ?

Bon alors cette fois, parce que c'est toi le frère ;) j'ai hésité entre une blagounette
"comme d'hab"...
C'est un jour, papa éléphant, maman éléphant et bebe éléphant qui se promènent dans la jungle. Sur leur chemin se trouve une rivière, il faut la traverser.
Alors papa éléphant prend son élan et HOP, saute par dessus la rivière et atterrit de l'autre côté; maman éléphant fait de même.
C'est au tour de bébé éléphant de sauter: Il prend son élan, il saute et une fois de l'autre côté il
dit : 'on a bien sauté tous les quatre, hein?!', pourquoi?
...
Parce que les bébés éléphants ne savent pas très bien compter.


et une blagounette gore...
- Maman, maman, c'est quoi un orgasme?
- Je ne sais pas mon bébé. Demande à ton père.


... et je ne me suis pas décidée Mr. Green

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Famille

 




Il y a des semaines qui ne changent pas votre vie mais qui vous changent tout simplement.
Des journées qui donnent des maux de tête et des
événements insignifiants pout toute la Terre mais qui signifient énormément pour vous. Et ces moments-là font mal au ventre, mal au coeur, bouleversent et affaiblissent et dénoncent des fatalités contre lesquelles vous ne cessez pourtant de lutter. Comment se relever une fois qu'on est à genoux ? D'un seul coup c'est difficile ;  alors une jambe après l'autre, avec un plomb à chaque cheville et un bout d'espoir entre des dents qui claquent. Péniblement. Et la nausée qui remonte dans la gorge comme un abus de café.
Presque chaque vie pourrait être plus sombre qu'elle ne l'est. C'est bon d'être une créature heureuse comme moi. Mais quand on est trop entraîné au bonheur, les coups durs font mouche. La fatigue physique et un rythme décalé anarchique démultiplient les vertiges.

 Une famille qui vous exclut d'un diner. Vous croyiez naïvement y être rattaché. Mais vous vous trompiez. Et on vous le dit bien : la famille, c'est la famille alors c'est seulement la famille. D'accord, tous les concubins sont exclus de ce dîner. Mais après coup, ce n'était pas tous les concubins mais tous sauf 1. Normal, c'était pour annoncer que celui-ci allait bientôt faire partie de la famille. Ca change tout. Soit on est de la famille, soit on en est presque soit on n'en est pas du tout. Il faut faire attention aux nuances s'il vous plaît !

Vous avez reçu indirectement des excuses pour la non-invitation, ils n'ont rien contre vous. Ils vous adorent même. Ah bon ça doit être ça l'explication alors. Ben non, absurde voyons. Effectivement. Et là, l'estocade : c'est à cause d'une vieille brouille avec laquelle vous n'avez rien à voir qu'à la fin de l'envoi on vous met sur la touche, c'est même une brouille au milieu de laquelle vous vous êtes un jour interposé pour séparer les bagarreurs, sans prendre parti, en vous jetant au milieu et en essuyant deux ou trois échanges de coups qui ne vous étaient pas destinés.
Tout ça parce que pour vous une famille c'est, comme dit Diane de Beausaq "un ensemble de gens qui s'attaque en particulier, mais se défend en bloc", une force extraordinaire de solidarité car on peut se haïr mais on ne se quitte pas, la famille enfin, c'est plus important que la somme des individus qui la constituent* et qui ne se sont pas choisis. Par essence, la famille est d'une fascinante puissance : quoi de plus sérieux que l'honneur de la famille ? quoi de plus douloureux que la perte d'un de ces membres qu'on n'a pas choisis ?...

Une famille justement vous semblait être une équipe que chaque membre peut agrandir avec un élément rapporté et que vous soyez en phase ou pas, c'est comme ça et ça sert à rien de bouder. Boudez, et vous verrez que ça ne change rien voire que vous réussissez juste à blesser des gens.
La famille, c'est votre nid, vos racines, ce qui vous rappelle pourquoi vous êtes là quand tout va mal et que vous vous mettez à vous le demander, c'est le repère auquel vous pouvez toujours vous raccrocher contre le monde. C'est de l'aide, du soutien, de l'amour, et tout ça bien plus loin que la notion de couple aujourd'hui si éphémère. Que vous le vouliez ou non, ce sont des gens qui ont au moins un point commun, ce fil génétique invisible qui vous relie, ce sont des parents, ce sont des frères et des soeurs. Un trésor, une richesse... qui n'est pas donnée à tout le monde...

Mais je reviens à votre absence à ce dîner indélicat. C'est aussi parce que vous êtes sans famille entre une mère alcoolique, un père enfui et des frères étrangers que le coup vous a été violent et la blessure profonde. Vous avez toujours cru que les familles des autres allaient vous adopter avec amour car ça vous est déjà arrivé, de voguer avec bonheur au coeur d'une famille adoptive, vous vous en nourrissez comme d'un fantasme et à force de planer à cent mètres, il fallait bien vous casser la gueule. Et comprendre qu'on ne vous avait rien demandé et que c'est pas parce que vous donnez que vous allez recevoir. Et comprendre qu'on ne vous avait pas demandé. Et que tout ce que vous avez à donner ils s'en foutent, il n'en ont pas besoin, ils l'ont déjà leur famille. Vous réalisez que vous n'aviez jamais grandi, que vous rêviez toujours d'être adopté comme un poussin un peu orphelin, sans vous figurer un instant qu'une famille n'a aucun besoin de vous. Puisque c'est vous... qui avez besoin d'une famille.

*
Moses Isegawa

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Orage

orage5sz.jpgLe silence s'écroule dans un fracas
Tu t'enfuis voleur emportant nos embarras
et la déchirure de nos rires d'été
Retomberont les débris de gravité
De la lente prison de l'amour qui
Nous enchaîne nous garde à vue puis nous condamne

C'est la fin des coeurs d'où un souffle heureux émane
Le début du décompte des nuits
Renaîtront de l'éphémère de frêles toujours
Eau sans sagesse de nos larmes profondes
De nos joues ensablée elle creusera le pourtour
Encore, mon orage de toi gronde 


(1996)

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Procrastination

Voici une réflexion très personnelle sur un sujet dont le nom barbare est méconnu mais dont l'activité si j'ose dire est hélas fort répandue. Tout d'abord permettez-moi de me présenter en tant qu'auteur comme l'ennemie N°1 de la procrastination (du latin pro qui veut dire en avant et crastinus qui signifie à demain).

Pourquoi ?

Déjà parce que j'exècre ce substantif à la phonologie détestable et si long qu'un vrai procrastinateur ne le prononcerait même pas aujourd'hui. Cela lui procure, ceci dit, un amusant contresens. Ses syllabes résonnent d'une pénibilité étrangère aux pratiquants de ce sport de fond. Sport de fond car un procrastinateur a le coeur forcément mieux accroché que le mien de par son entraînement à cet étrange exercice cardio-vasculaire qui consiste à tout remettre au lendemain et à se croire superfortiche de faire ses devoirs en 5 minutes puisque c'est le temps qu'il lui reste après s'être allégrement autorisé à consommer tout le reste en glandage 3D. Procrastination me fait penser à pro de l'obstination crasse à tout ajourner.

Ensuite parce qu'en hyperactive accomplie, j'ai eu du mal à saisir sinon l'ampleur le plaisir de renoncer à la plénitude de l'accomplissement chronométré d'une tâche. Jusqu'au jour où j'ai rencontré un des maîtres en la matière. Un phénomène de la catégorie de procrastinateurs qui remettent au lendemain pas tant par une peur de l'échec ou du succès que par esprit de rébellion. Qui se dit "Je ne suivrai pas la façon de faire qu'on me suggère, je veux faire ça à ma façon". Quelqu'un qui pour une obscure raison, assimile coopération et soumission. Qui traduit "tu fais ça tout de suite s'il te plaît" par "Si je le fais tout de suite, je perds quelque chose de moi-même, je capitule, je me sens contrôlé (et je n'aime pas ça du tout)".

Et mon saisissement n'a eu d'égal que ma perplexité incompréhensive de cet art de la manipulation du temps. D'un autre côté, j'admire cet excès comme tous les excès. Cette endurance de l'inertie, ce désaveu de l'obligation, ce renoncement de la corvée, cette abnégation du devoir chronophage ! Quoi de plus hédoniste que de ne faire que ce qu'on a envie de faire et au moment où l'on a envie de le faire... En effet, "l'hédoniste et le proscrastinateur ont en commun de bien se connaître, de bien connaître le monde réel et de se projeter et anticiper ce qui conduit au plaisir, au déplaisir, à la durabilité et à l'immédiateté". Comment ne pas envier ces spécialistes de la sérénité... ?

J'ai entendu récemment : "Si j'ai du temps pour glander et du ménage à faire, sur 1 heure, je consacrerai 3/4 d'heure à glander...". D'autres symptômes flagrants sont : partir au dernier moment et arriver (peu) en retard (grâce aux excès de vitesse) ; dormir travailler à 4 heures du matin ; commencer un projet et le terminer (6 mois plus tard) ; se flageller flatter d'avoir un beau palmarès de propositions sans suite ; prêter et récupérer 1 an plus tard ; emprunter et rendre 1 an plus tard ; rendre une mission obsolète en lui laissant tout le temps de le devenir ; pousser (non un verbe d'action est inapproprié !) laisser naturellement les pigeons  faire le boulot à sa place puisqu'ils sont si pressés... 

Les risques du procrastinateur sont cependant à la fois philosophiques et pratiques. Car la religion du "oui oui je vais le faire mais quand j'aurai le temps après avoir passé mon temps à ne rien faire" est dangereuse.

Démasqué, l'amateur de temps perdu est banni des prises de décisions responsables. Ses esclaves involontaires (sa femme par exemple) se mettent à le fuir. Il affronte les constats incrédules du type "mais t'as fait quoi pendant tout ce temps ??!!" et finit seul mais en parfaite harmonie avec son triomphal égoïsme :)

Alors procrastiner : penchant ou plaisir ? 

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Vétérinaire

- Bonjour monsieur le véto, voilà je vous amène ce chien parce que j'ai constaté une excroissance au milieu de son ventre et je m'inquiétais...

- Celle-ci ?

- Heu oui

- C'est normal, c'est son nombril...

- ...Aaah ?  whistle 

- Tenez, je vais vous faire sortir par derrière, au revoir !

Embarassed  Et voilà comment on se paye la honte un 14 août après une consultation gratuite...

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Vacaciones

Les c'est bien !!!

Jour 1 le 22 juillet, 16h : avec une demi-journée de retard sur le programme de  Louloup, la voiture bourrée de bazar dont on ne se servira jamais (anti-moustiques, boules de pétanques, pulls...) hop c'est parti pour l'España par le tunnel d'Aragnouet-Bielsa.
19h : arrivée à Ainsa, visite de la cité fortifiée.

On boit des coups, trop tôt pour dîner, on part pour le château de Loarre.
22h : il fait nuit, les 393 habitants sont couchés, premier souper de bocadillo de lomo y serrano-pan-tomate servis par... une française. Dodo dans la voiture au milieu d'un champ d'oliviers.

Jour 2, 10h : pipi dans les chardons puis visite du château. Vive le Sobrarbe !

 


13h30 : Beignets de calamar, de gambas et croquetas servis par... le frère d'Antonio Banderas. 1ère journée de la feria de Sta Ana à Tudela.
15h : Stop dans le desierto de Bardenas (non, pas Banderas ;)



20h :  Traversée de montagnes, de champs d'éoliennes et arrivée à Peñiscola-plage. 22h : rhaaaaaaaaaaa c'est bon une douche !!! au camping Eden, c'est le paradis. surtout quand on est + malins et qu'on paye 11 euros de moins la nuit que les gogos qui faisaient la queue devant nous.


Jour 3, 13h : almuerzo à Montcofa, miam miam délicieux menu à 9€ sur plage de sable blanc presque déserte. Cap sur le Grau de Gandia. embouteillages à Oliva et grimpette au Cap de la Nau à Javéa. Apéro au pied du phare. Impossible de trouver Los Pesqueres, dîner sur la promenade (on se croirait au Cap d'Agde) puis camping El Naranjal (Cami dels Morers n°15).


Jour 4, 12h : petit-déj américain, piscine, mini-golf et Burger King puis vroum vroum direction Grenade. Visite de l'arène, une caña y tapas chez Ramirez avec clin d'oeil de Ramirez en personne et recherche de l'Alhambra pour rien alors départ pour Ronda.
20h59 : plus que 10km, le soleil est en train de se coucher.
21h30 : Chupitos fritos sur la Place du
petit Jésus qui tient les couilles du taureau.  Au 2e pichet de sangria Doudou parle aux zèbres, demande le tarif de chaque chica qui passe et parie sur des jeunes qui se tapent dessus.



Jour 5, 12h : départ de l'hostal. Balade Plaza de Toros, le vertigineux Puente Nuevo (XVIIIe) et snack au-dessus de la vallée (cafèt' del Paseo Blas Infante, à ne pas rater !). Glace, étude de marché sur les jambons entiers Serrano (Pata Negra de préférence) brrr trop cher... Descente de la mine du roi Abomelic.
15h : bye bye Ronda, on se reverra...

 

ronda.JPG

 Il faut songer à rentrer à la maison, plus que 178km pour Cordoba puis 405 pour Madrid...

22h : Nouveau défi, trouver le centre-ville piéton de Guadalajara (Loup : "c'est quoi ces fous qui mettent 5 "a" dans le nom d'une ville"...) après avoir passé une heure et demie à tourner autour de Madrid et de ses 4 rocades concentriques pour faire le plein de charcuterie dans un hyper :)

Ouf, pause sangria-tapas mais cette fois 1 seul pichet suffira, et c'est madame Doudou qui fera les quelques dizaines de km pour livrer monsieur Doudou à Morphée qui noud attend à Trijueque. Dommage que la seule pension du centre ait été complète. 

salinas.JPG

 Jour 6, 11h : les neuneus appellent à l'aide pour comprendre comment fonctionne la super-douche sophistiquée (eh beh v'là le niveau elle va être marrante la construction de la salle de bains dans notre maison ;) Pour limiter les dégâts dûs à mes neurones débranchés, Loup fait 3 arrêts en direction de Zaragoza pour que Bibi ait son litron de café. AAAaaaaAAAaaaaaaah ça va mieux, je peux même foncer sur les autoroutes désormais gratuites (souvent, gratuite et payante se côtoient, n'hésitez jamais... PRENEZ LA PAYANTE !!!!). Paysage splendide entre Sigüenza et Ariza... Tiens et si on s'arrêtait boire un coup à... Alcolea del Pinar ? :0004:

16h : AaAaAaAarrrrrrgh mais que se passe-t-il , 42° en quittant Madrid ce matin, 32° à Bielsa et... 16° en sortant du tunnel côté Aragnouet !!! Bienvenue en France !!!... :0012:
Ca sent la fin des vacances...

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Des modèles politiques et des Vaches

Traduit de "Political Models explained with Cows - 2007 update ". Si vous connaissez la VO merci de votre indulgence pour ma VF ;)

SOCIALISME
Tu possèdes 2 vaches.
Tu en donnes une à ton voisin.

COMMUNISME
Tu possèdes 2 vaches.
L'Etat prend les deux et te donne du lait.

FASCISME
Tu possèdes 2 vaches.
L'Etat prend les deux et te vend du lait.

NAZISME
Tu possèdes 2 vaches.
L'Etat prend les deux et te liquide.

BUREAUCRATISME
Tu possèdes 2 vaches.
l'Etat prend les deux, en tue une, trait l'autre puis jette le lait par la fenêtre...

CAPITALISME
TRADITIONNEL
Tu possèdes 2 vaches.
Tu en vends une et achètes un taureau.
Ton élevage se multiplie et l'économie est en pleine croissance.
Tu vends tout et pars à la retraite avec tes bénéfices.

SURREALISME
Tu possèdes 2 girafes.
L'Etat te demande de suivre des cours d'harmonica.

UNE COMPAGNIE AMERICAINE
Tu possèdes 2 vaches.
Tu vends l'une et forces l'autre à produire le lait de 4 vaches.
Plus tard, tu engages un consultant pour analyser pourquoi cette vache s'est suicidée.

LE SYSTEME ENRON
Vous possédez 2 vaches.
Vous vendez trois d'entre elles à votre entreprise réputée, en utilisant des lettres de crédit ouvertes par votre frère à la banque, puis exécutez un échange de dette/capitaux propres avec une offre générale associée de sorte que vous obteniez chacune des quatre vaches arrières, avec une exonération d'impôt pour cinq vaches. Les droits de lait des six vaches sont transférés par l'intermédiaire d'une compagnie des îles Caïmans secrètement possédée par l'actionnaire majoritaire qui revend les droits des sept vaches à votre société ayant pignon sur rue. Le rapport annuel indique que l'entreprise possède huit vaches, avec une option sur une vache additionnelle. Vous vendez une vache pour acheter un nouveau président des Etats-Unis, vous laissant avec neuf vaches. Aucun bilan n'est produit. Le public achète alors votre boeuf.

LE MODELE ANDERSEN
Tu possèdes 2 vaches.
Tu les mets en lambeaux.

UNE SOCIETE FRANCAISE
Tu possèdes 2 vaches.
Tu fais la grève, organises une émeute, et bloques les routes parce que tu revendiques le droit à  trois vaches.

UNE SOCIETE JAPONAISE
Tu possèdes 2 vaches.
Tu les remodèles de façon à ce qu'elles fassent un dixième de la taille d'une vache ordinaire et produisent vingt fois la quantité normale de lait. Tu crées alors un super dessin animé « Les Vachémon » et le lances sur le marché du monde entier.

UNE SOCIETE ALLEMANDE
Tu possèdes 2 vaches.
Tu y ajoutes une technologie avant-gardiste de façon à ce qu'elles vivent une centaine d'années, mangent une fois par mois, et se traient elles-mêmes.

UNE SOCIETE ITALIENNE
Tu possèdes 2 vaches, mais tu ne sais plus où elles sont.
Tu décides de partir déjeuner.

UNE SOCIETE RUSSE
Tu possèdes 2 vaches.
Tu les comptes et apprends que tu as cinq vaches.
Tu les comptes encore et apprends que tu as 42 vaches.
Tu les recomptes et découvres que tu as 2 vaches.
Tu cesses de compter des vaches et débouches une autre bouteille de vodka.

UNE SOCIETE  SUISSE
Tu possèdes 5000 vaches.
Aucune ne t'appartient.
Tu factures les propriétaires pour le stockage des vaches.

UNE SOCIETE CHINOISE
Tu possèdes 2 vaches.
Tu as 300 personnes pour les traire. Tu revendiques haut et fort le plein emploi et productivité élevée de bovins.

Tu fais jeter en prison le journaliste qui rapporte les faits réels.

UNE SOCIETE INDIENNE
Tu possèdes 2 vaches.
Tu les adores.

UNE SOCIETE ANGLAISE
Tu possèdes 2 vaches.
Les deux sont folles.

UNE SOCIETE IRAQUIENNE
Tout le monde pense que tu as plein de vaches. Tu leur dis que tu n'en as pas une seule.
Personne ne te croit, alors ils te bombardent et envahissent ton pays.
Tu n'as toujours aucune vache, mais au moins maintenant tu vis dans une démocratie….

UNE SOCIETE NEO-ZELANDAISE
Tu possèdes 2 vaches.
Celle de gauche est super mignonne.

UNE SOCIETE AUSTRALIENNE
Tu possèdes 2 vaches.
Les affaires semblent très bonnes. Tu fermes le bureau et vas chercher quelques bières pour fêter ça.

meuh

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